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L’effectif est bouclé

L’effectif est bouclé

Le dernier poste vacant dans l’effectif de la SIG pour la saison 2017/2018 vient de trouver preneur en la personne de Jerel McNeal. Le natif de Chicago âgé de 30 ans est capable d’évoluer aux postes de meneur et d’arrière.
Lors de son passage à Marquette (2005-2009) pour sa formation, Jerel McNeal aura marqué l’histoire de son université avec son passage . En effet, il est encore à ce jour le meilleur marqueur – 1773 points – mais aussi le détenteur du plus grand nombre d’interceptions, de matchs joués et de tirs à deux points tentés et réussis.
Cependant, cela ne lui ouvrira pas (dans un premier temps du moins) les portes de la grande ligue, la NBA. Non drafté en 2009 et malgré une Summer League avec les Kings de Sacramento, il ne sera pas retenu dans une franchise NBA pour la saison 2009-2010. Il prendra alors la direction de l’ Europe et de la Belgique plus précisément et le Dexia Mons Hainaut, club où il restera jusqu’en mars 2010.
Au cours de l’été de la même année, il retentera sa chance en Summer League, mais que ce soit avec les Bobcats de Charlotte ou les Bulls de Chicago, le résultat sera identique. Même son contrat signé avec les Houston Rockets en octobre sera révoqué quelques jours plus tard. S’en suivront donc des aller-retours entre la Ligue de développement américaine (D-League) que ce soit avec les Rio Grande Valley Vipers ou les Bakersfield Jams et quelques contrats de 10 jours en NBA (Utah Jazz, New Orleans Hornets). Malgré cela, il en profitera pour rafler quelques récompenses, comme en étant nommé dans la « first team » de D-League (2013 – équivalent de l’équipe type du championnat)) ou deux fois dans la troisième équipe de D-League (2011-2015, l’équivalent de la troisième équipe type). Il sera également désigné « impact player of the year » en 2015. Cette nomination récompense le joueur ayant rejoint une franchise en cours de saison tout en ayant eu le plus gros impact positif.
Ces débuts en NBA interviendront donc logiquement au cours de la même année. Alors qu’il vient de signer un nouveau contrat de dix jours avec les Phoenix Suns, il jouera son premier match face aux futurs champions, les Golden State Warriors. Cependant, l’aventure tournera une nouvelle fois court, puisque malgré sa participation à la Summer League avec les Suns, aucune nouvelle offre ne lui sera faite.
Dès lors, son avenir se tournera vers l’ Europe. Le premier club à le recevoir sera l’Aris Salonique. Il y disputera 36 matchs en championnat, terminant avec une moyenne de 14,1 points, 3,9 rebonds, 2,7 passes décisives et 1,1 interception. En Eurocup, ses statistiques seront sensiblement les mêmes (14,4 points, 4,3 rebonds, 2,2 passes et 1,6 interceptions pour 16 matchs). Bien qu’il n’ait pas remporté de titre, il finira meilleur marqueur du championnat grec.
Ses performances lui permettront de rejoindre dès l’année suivante la reine des compétitions européennes, l’Euroleague, avec Bamberg. Malgré des performances là aussi intéressantes, il ne pourra pas participer au sacre de son équipe pour des raisons règlementaires.
De l’aveu du coach Vincent Collet, Jerel McNeal était un joueur suivi depuis quelques temps par le club qui en avait une de ses cibles prioritaires. Offensivement, il excelle dans l’art d’attaquer le panier. Vif, capable d’effacer ses adversaires, il est aussi très bon shooteur. McNeal est donc un joueur très explosif et capable d’apporter sa hargne en défense. Grâce à sa taille (1m91 pour 91 kilos), son agressivité mais aussi sa vitesse de déplacement, il est considéré à juste titre comme un excellent défenseur. Un vrai guerrier comme les apprécient le staff strasbourgeois.
Dernière pièce du puzzle, il vient compléter un effectif qui, sur le papier, semble extrêmement prometteur. Les associations de joueurs tous référencés en Europe sur la ligne arrière (Dixon – Wright et Logan – McNeal) promettent de beaux feux d’artifice au Rhénus. En tout cas, les promesses des dirigeants semblent bien avoir été tenues pour le moment et la SIG Army doit maintenant être impatiente de voir son équipe à l’œuvre.