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La jeunesse à la mène

Basket
10 Septembre 2019 21h54

Méline Sérot (22 ans) a rejoint Furdenheim cet été. Jeune meneuse, elle tentera de poursuivre sa progression avec « Fufu » et de jouer un rôle majeur pour tenter de décrocher le maintien en NF1.

Foot ? Basket ? Tel était le choix auquel fut confrontée Méline plus jeune. La décision s’est faite de manière un peu aidée, à 9 ans alors que la jeune fille hésitait encore entre les deux sports : « J’ai suivi une copine qui jouait au basket, pour essayer, car je voulais toujours pratiquer le football. Mais finalement, c’est vers le basket que je me suis tournée ». Rapidement, le talent éclot. Souvent surclassée, elle choisit d’intégrer le centre de formation de l’UFAB (Angers) durant trois saisons avant de prendre le chemin du Nord, vers Calais.

Première expérience en LFB

Dans le Hauts de France, Méline évoluait avec les Espoirs tout d’abord tout en s’entraînant avec l’équipe professionnelle. Alors en LFB (première division), elle en profitait pour emmagasiner un maximum d’expérience : « Mes saisons à Calais furent très enrichissantes. J’ai beaucoup appris auprès de joueuses expérimentées qui me donnaient beaucoup de conseils ». Pour parfaire tout cela, elle ne lésinait pas non plus sur les séances, le tout en cumulant basket et cours à l’université : « Ce n’était pas toujours facile. Il fallait combiner études et entraînements, ce qui générait beaucoup de fatigue et demandait quelques sacrifices. Heureusement, je bénéficiais d’un emploi du temps aménagé. En plus, la salle du club était toujours ouverte, ce qui me permettait de m’adapter et au final, j’y passais beaucoup de temps. C’était un peu ma deuxième maison ». Et logiquement, le travail paya et Méline se retrouvait même lancée dans le grand bain, chez les professionnelles : « Cette saison-là, nous avions eu plusieurs blessées, ce qui m’a amené à glaner un temps de jeu intéressant avec l’équipe première. J’ai eu la chance d’évoluer contre des joueuses que j’adore, comme Céline Dumerc, Amel Bouderra ou encore Olivia Epoupa. Ce sont des moments qui resteront gravés pour toujours ».

Trégueux, pour grandir

Après deux saisons à Calais, Méline prend la direction de Trégueux, en NF2. Un pari pour changer de statut et prendre de la hauteur dans son jeu. Rapidement, elle parvient à s’imposer avec son caractère de guerrière, malgré son jeune âge. Malheureusement, le bel élan se stoppait en février 2018, la faute à une rupture totale du ligament croisé. Une situation difficile à vivre et à accepter sur le moment, mais qui a permis à la jeune joueuse de se renforcer encore plus : « Ce fut un gros coup dur, difficile à avaler mais il a bien fallu l’accepter. Heureusement, mon coach a été présent, tout comme mes coéquipières. Nous avions un bon groupe et cela m’a aidé ». Pendant sa convalescence, Méline ne quitte pourtant pas les parquets : « Tu passes de deux entraînements à plus rien du tout. Ce fut dur, de voir les filles s’entraîner et de ne pas pouvoir prendre par aux séances. Du coup, je venais quand même à la salle, je shootais et travaillais mon dribble, assise sur une chaise ».

Un coup dur qui ne la démobilisait pas et surtout, la rendait plus attentive et plus proche de son corps : « Cette blessure m’a été utile pourtant, dans le sens où j’ai appris à plus écouter mon corps. Cela m’arrivait d’aller courir après un entraînement, d’aller à la salle à 22h. Je me disais que plus je passais de temps à la salle, plus je progressais. Mais ce n’est pas le cas et je l’ai compris au moment de la blessure ».

Nouvelle étape, Furdenheim

La prochaine étape de sa jeune carrière passera donc à Furdenheim. Au sein « d’un groupe soudé, qui vit bien et avec des filles géniales », l’intégration sur et en-dehors du terrain de la meneuse se passe bien, très bien même. Même si l’objectif du club sera le maintien, « pour une première année en NF1, c’est un objectif qui me semble logique », la route sera longue. Et cela, elle en est bien consciente : « La saison va être compliquée. C’est un monde différent de la NF2 et le championnat est relevé. Il faudra se battre avec plusieurs équipes qui visent la montée, et ce sera à nous de créer la surprise. Mais l’équipe est intéressante et il y a clairement de quoi réussir. Je crois vraiment en nous ».

Et d’un côté plus personnel ? « Je vais chercher à retrouver toutes mes sensations et mon niveau d’avant blessure, pour pouvoir au maximum aider l’équipe. En tant que jeune joueuse, j’aimerais réussir à trouver ma place et m’imposer en NF1 sur le long terme. Dans cette division, il y a de très fortes joueuses et cela apporte un côté très intéressant à être confrontée à elles. J’espère aussi pouvoir progresser quant à ma gestion et ma lecture du jeu. Je suis un peu fofolle et il faudrait que je gagne à me canaliser, surtout dans les moments importants ».

Pour s’adapter à une région qu’elle connaît encore peu, Méline pourra compter sur son ex-coéquipière à Calais, Laura Fischer, elle aussi à Furdenheim cette saison. Et puis, comme il n’y a pas que le basket, découvrir Strasbourg et l’Alsace sera aussi, un objectif : « C’est vraiment une jolie ville. Je n’ai pas encore vu beaucoup de choses mais je visite dès que j’en ai l’occasion. Et puis il y plein de boutiques ».

Désormais, Méline a toutes les cartes en mains pour poursuivre sa progression et faire passer la saison de « Fufu » au vert.

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Julien