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Vincent Pota, Les grands débuts

Basket
12 Octobre 2019 10h14

Après deux saisons prometteuses chez les espoirs de la SIG et quelques apparitions avec les pros (3 matchs joués en Jeep Elite), Vincent Pota a rejoint sur le tard Pont-de-Cheruy, promu cette année en NM1. L’occasion pour lui de parfaire son apprentissage et d’endosser un rôle important au sein de son nouvel effectif.

L’aventure alsacienne s’est arrêtée en fin de saison dernière, après un exercice plutôt réussi avec les jeunes pousses strasbourgeoises (24 matchs, 13,9 points de moyenne, 4,6 rebonds, 3,4 passes décisives et 13 d’évaluation). En constante progression depuis le début de son cursus de formation du côté du SLUC, Vincent a rejoint à la fin du mois d’août ses nouveaux coéquipiers du SOPCC, suite à un petit concours de circonstances : « Personnellement, j’étais dans l’attente d’un club et je m’entraînais avec le SLUC Nancy. Du côté de Pont-De-Cheruy, le club devait encore recruter un joueur (un combo guard) mais souhaitait encore un peu attendre pour boucler l’effectif. C’est la blessure de Morgan Durand qui a tout fait s’accélérer. Le coach m’a ensuite contacté et j’ai rejoint l’équipe ». Une arrivée quelque peu tardive qui a un peu bouleversé le jeune arrière réunionnais : « Le début de saison a été compliqué pour moi, notamment sur le plan physique, car je n’ai pas eu le même niveau de préparation de par mon arrivée tardive dans l’effectif ».

Une adaptation express

Pourtant, Vincent semble rapidement s’être adapté à son nouvel environnement, au point d’afficher 13 points et 12 d’évaluation dès sa première sortie. Mais pas question de s’enflammer : « J’ai 21 ans et en pro l’âge ne compte pas, l’important c’est de jouer. J’ai apporté mes qualités là où le coach m’attendait. En tant que jeune, certains se seraient satisfaits de cette prestation mais je n’y accorde aucune importance. Je fais ce que je sais faire et pour moi ça n’a rien d’exceptionnel. La saison est longue et le plus important c’est de travailler correctement pour enchaîner les victoires en équipe ».

Car sans collectif, difficile d’exister, surtout dans un championnat aussi dense que peut l’être la Nationale 1. Les exigences sont très souvent proches du monde professionnel, mais sans l’ensemble des avantages dont peuvent bénéficier les structures de Pro B ou de Jeep Elite : « Déjà entre le monde professionnel et le championnat espoir, c’est très différent et la NM1, cela reste très costaud comme compétition ».

Apprendre, se former, progresser, mais surtout grandir et continuer à gagner. Ce seront les objectifs qui émailleront sa première saison du côté du SOPCC : « Je veux prendre de l’expérience, tout en ayant un rôle bien défini avec des responsabilités c’est mon principal objectif. Cette transition doit se faire, j’ai toutes les cartes en main pour passer ce cap. D’un point de vue collectif, on a une équipe très hétérogène, il n’y a pas deux profils identiques et chacun doit ramener sa pierre à l’édifice. J’ai eu la chance d’être intégré au groupe assez rapidement, ce qui représente quelque chose d’important pour moi. Et cette année, le groupe n’a qu’un seul objectif, gagner ».

« A la SIG, j’ai eu un déclic »

Pour parvenir à ses fins, Vincent pourra s’appuyer sur ses gammes répétées au Rhénus. Deux années pleines qui lui serviront pour continuer à gagner ses galons de joueur professionnel : « A la SIG, j’ai eu un déclic dans ma façon de jouer et de voir mon avenir, ce qui m’a amené à revoir ma façon de travailler. J’ai eu plus de responsabilités et ça m’a fait du bien, même si ces deux belles années se sont terminées après mon cursus espoir. J’ai également pu beaucoup apprendre au contact des pros et je m’en suis inspiré sur certains points. J’ai aussi appris à faire le tri dans cet environnement professionnel où tout peut aller très vite, dans le positif comme dans le négatif. Ce qui est important, c’est de rester lucide dans ses choix. A la fin, je n’ai pas eu de proposition de leur part, mais je savais déjà où je voulais être et ce choix a été respecté ».

Avec à terme, l’objectif de retrouver les parquets de Jeep Elite ? « Aujourd’hui je ne pense absolument pas à revenir en Jeep Elite. Je dois d’abord penser à être un bon joueur de NM1 et ainsi de suite, step by step. Mais je ne me ferme aucune porte et me souhaite d’y arriver ».

Ce qui serait tout sauf une surprise, si cela arrivait.

Crédit photo : SOPCC

A propos de l'auteur

Lucas Fischer