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Souvenirs de Leaders Cup

Basket
13 Février 2020 21h38

Qualifiée in-extremis en 2020, la SIG aura la possibilité de défendre sa couronne chez Mickey. Pas une mince affaire au vu des forces présentes cette année, mais, l’an passé, Strasbourg n’était pas dans une position beaucoup plus favorable. Elle a pourtant réussi à déjouer tous les pronostics, faisant tomber tour à tour Dijon, Limoges puis Bourg-en-Bresse en finale au terme d’un match haletant (98-87). La performance de son intérieur américain Jarell Eddie (aujourd’hui sous les couleurs de Murcie) n’est elle pas non plus passée inaperçue. Logiquement élu MVP, il a durant tout le week-end éclaboussé la compétition de son talent et de son adresse avec 26 points en finale (7/10 à trois-points et 14/25 sur tout le week-end) et plus de 17 points de moyenne sur les trois rencontres disputées.

Vu comme une surprise de l’extérieur, l’objectif pour les joueurs strasbourgeois était lui clairement de s’imposer, comme nous le confirme Jarell : « L’objectif était de gagner pour pouvoir inverser le cours de notre saison. Nous étions heureux de nous être encore une fois qualifier pour la Leaders Cup, alors nous avons vu cela comme une opportunité unique de nous remettre en piste ».

La Leaders Cup, une toute autre compétition

Disputée sur terrain neutre avec trois rencontres en l’espace de trois jours (pour les équipes qui vont en finale du moins), cette compétition reste toujours un évènement majeur dans la saison des équipes qualifiées : « La Leaders Cup est une compétition tellement différente. Gagner et disputer trois matchs sur une période de temps si courte sur un terrain neutre, c’est dur. Mais nous avons vu cela comme l’occasion d’affronter nos adversaires sur un même pied d’égalité ».

Elle permet ainsi de valider une phase aller réussie et peut également enclencher une dynamique positive pour les équipes vers la fin de saison : « Je pensais que si nous pouvions gagner cette compétition, nous pourrions prendre de l'élan vers la fin de la saison. Je pensais que cela pourrait nous montrer de quoi nous étions vraiment capables ». Malheureusement, la suite pour la SIG ne fut pas de ce calibre, sans qu’on puisse redire de l’exemplarité dont Jarell a fait preuve sur les derniers mois de compétition.

Même sur un format réduit, remporter la Leaders Cup représente une belle ligne sur le palmarès des joueurs. Intensité et suspense sont souvent légions dans ces rencontres et la finale 2019 n’échappe pas à cette règle : « La finale fut clairement pour moi la rencontre la plus chargée en émotions. Nous étions menés au score durant la première partie du match et nous avons fini par prendre une confortable avance à la mi-temps. Ensuite, Bourg s’est battu pour revenir et ils ont rendu la fin de match intéressante. Mais pendant tout ce temps, je me disais que nous sommes allés trop loin pour perdre maintenant, donc nous devions gagner ».

Un MVP jamais sans son café

Ce fut chose faite quelques instant plus tard, notamment grâce aux 27 unités de Jarell qui pouvait exulter en même temps que ses coéquipiers et par la même occasion recevoir son trophée de MVP : « C'était bien d'être nommé MVP. J'étais vraiment très heureux d’avoir gagné et j'avais plutôt bien joué ce week-end, donc c'était la cerise sur le gâteau d'être MVP ».

Pourtant, les choses auraient pu prendre une toute autre tournure quelques heures avant le match si Jarell n’avait pas pu profiter d’une aide, presque providentielle, pour trouver son café : « J’ai l’habitude de prendre un café avant chaque match. Durant la compétition, j’avais déjà mes habitudes et me rendais dans la salle de déjeuner pour avoir mon chocolat chaud et un espresso. Mais le jour de la finale, tout était éteint et personne n’était disponible pour me servir. Donc, quand nous sommes arrivés à la salle, un membre du staff m'a emmené dans la salle des médias où ils avaient des collations et c'est là que j'ai pu prendre mon café ».

Un café pour un titre, une recette simple que Jarell a, espérons-le, transmise à ces coéquipiers encore présents cette saison.

Crédit photo : Hervé Bellenger-IS-LNB


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Julien Hartmann