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Retour à la maison

Football
6 Juillet 2019 10h49

Au sortir d’une saison 2018/2019 qui l’aura vu découvrir la D2 avec Vauban, Laura Cuillière a décidé de donner un léger renouveau à sa carrière en rejoignant le FC Vendenheim. Léger car son transfert n’est en fait qu’un retour aux sources, elle qui a déjà évolué avec les fédinoises plus jeune.

Officiellement, ce sera le 25 juillet, date de la reprise avec le groupe, que Laura foulera la pelouse du Waldeck pour sa nouvelle équipe. Cette saison, elle avait déjà pu s’y illustrer, Vauban s’étant déplacé par deux fois du côté de Venden’. Malgré une issue favorable en Coupe de France qui avait permis aux Strasbourgeoises d’atteindre les huitièmes de finale de la compétition, le déplacement en championnat fut lui plus contrasté avec un revers sur la plus petite des marges. Qui plus est, la saison s’est terminée par une relégation qui laisse quelques regrets à la joueuse : « Nous avons manqué de réussite sur certains matchs. Par exemple, à Marseille, on mène 1-0 jusqu’à la 92ème minute avant de perdre finalement 2-1. Ce genre de matchs restent en travers de la gorge. Je pense d’ailleurs qu’on aurait mérité le maintien car on avait un très bon groupe, mais c’est la règle du sport. Il faut en tirer les bonnes leçons, comme ne jamais rien lâcher et travailler, toujours et encore, pour rester à ce niveau ».

Un choix rapide, mais mûrement réfléchi

C’est d’ailleurs grâce à cette éthique (et son talent) que Laura Cuillière s’est donnée la possibilité de continuer à fouler les pelouses de D2 l’an prochain. La décision ne fut pourtant pas simple, malgré la relégation, mais c’est quelque part un choix du cœur : « Lorsque j’ai été contacté par Nicolas Both, c’est vrai que j’ai hésité entre poursuivre à Vauban ou rejoindre Vendenheim. J’ai pesé le pour et le contre : le fait de rester en D2, continuer à jouer au foot dans ma ville et retrouver mon club formateur que j’ai rejoint quand j’avais 13 ans. Tout cela a pesé dans ma décision de revenir à Vendenheim ».

En attendant de reprendre l’entraînement collectif, Laura profite de ces derniers week-ends de libre pour profiter de ses proches ou répondre à ses nombreuses sollicitations : en somme vivre sa vie de nouvelle icône locale : « C’est vrai que je suis sollicitée pour représenter quelques marques. J’ai également pu participer à une émission de radio pour parler de la coupe du monde féminine. J’adore le contact avec les gens et découvrir de nouvelles choses. Ça me fait plaisir de faire tout cela donc tant que je peux me le permettre, je le fais ».

Venden’, club majeur du football féminin en Alsace

Malgré un agenda plus que rempli, le sport reste toujours proche puisque, individuellement, le travail a déjà repris pour être prête fin juillet. Car du côté du FCV, c’est une seconde saison consécutive en D2 qui attend Laura. Surtout, elle évoluera dans un club dont le nom résonne comme la référence du football féminin en Alsace. Plusieurs saisons en D1, toujours classé en D2, Vendenheim sera seul représentant alsacien à ce niveau cette année, et ça, « c’est forcément une fierté » comme le rappelle Laura.

Désormais, l’impatience prend peu à peu place dans son esprit : « J’ai hâte d’être le 25 juillet, date de la reprise de l’entraînement. En plus, j’ai eu un super accueil de la part du staff et je connais déjà quelques filles de l’équipe ». De quoi faire naître l’envie de retrouver les terrains et le groupe, avec des objectifs élevés en prime.

Latérale de métier, elle aime se projeter vers l’avant, monter, centrer et distiller si possible quelques caviars : « J’aimerais pouvoir donner quelques passes décisives cette saison. Mais évoluant en défense, un autre objectif sera également de prendre le moins de buts possibles. Globalement, le groupe sera plus jeune que celui de l’an dernier, donc j’ai envie de continuer à progresser et apprendre avec les autres filles ».

La saison n’est pas encore lancée mais tout semble déjà prêt pour que Laura et ses nouvelles coéquipières en réalisent une belle. Et pour un retour, ce serait une belle chose, non ?

Crédit photo : Noëlle Hausser/LGEF


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Julien