Trois semaines sans match, la moitié de l’effectif en sélection, et un groupe enfin réuni à deux jours du déplacement à Nice. En conférence de presse vendredi, Hugo Oliveira a raconté comment il a vécu cette trêve hors norme, des séances avec les jeunes de l’Académie au suivi de ses dix-huit internationaux.
« C’était un moment difficile pour nous, parce que beaucoup de joueurs étaient avec leurs équipes nationales, a reconnu l’entraîneur du Racing. Je suis heureux que les joueurs soient revenus au club. Aujourd’hui, tout le groupe est réuni, et c’est le moment de se reconcentrer sur nos principes, notre idée de jeu. Travailler sur le terrain, tactiquement, les idées de l’équipe et la stratégie pour le match de Nice, mais aussi en salle vidéo, avec l’analyse de l’adversaire. »
« J’aime les jeunes joueurs »
Pendant ces trois semaines, le coach portugais a surtout travaillé avec les cinq joueurs restés à Strasbourg et des jeunes du centre de formation. « J’aime les jeunes joueurs, a-t-il insisté. Le Racing est un club avec une bonne communication entre l’équipe professionnelle et l’Académie. Il y a un travail fantastique de toutes les personnes qui travaillent à l’Académie. On a fait une session d’entraînement avec Metz, très positive, c’était le moment pour moi de connaître les jeunes joueurs, de les aider à comprendre nos idées, nos principes. Et de montrer à tout le club, de l’équipe pro à la réserve et aux U19, U18, U17, qu’on parle la même langue. »
Les internationaux, eux, n’ont jamais été perdus de vue. « Ce n’est pas seulement l’entraîneur. Il y a beaucoup de personnes au club qui travaillent beaucoup : un staff technique, un staff médical, la direction sportive, la communication, a détaillé Oliveira. On s’organise pour communiquer avec les joueurs, avec les entraîneurs des sélections et leurs staffs médicaux. On se répartit les joueurs. Moi, je parle avec Yassine et Samir, au Maroc. On regarde tous les matchs, tous les matchs. »
« Deux jours pour préparer Nice »
Le bilan ? Mitigé, comme souvent. « Il y a des choses positives et des choses négatives. C’est positif que les joueurs jouent avec leurs sélections, pour gagner des minutes, gagner de la confiance. Mais il y a aussi beaucoup de voyages, beaucoup de jours loin de nous, a-t-il expliqué. C’est la caractéristique du football moderne, de l’organisation du football mondial. Il faut rapidement se reconcentrer sur notre idée. On avait deux jours pour préparer le match contre Nice, et on a besoin de travailler beaucoup, et avec qualité, pour arriver à Nice avec la capacité de faire une bonne performance. »
Bonne nouvelle, tout le monde est rentré en bonne santé. Seul Ismaël Doukouré, blessé après le match au Paris FC, manquera le déplacement, tandis que Martial Godo « continue de progresser avec le staff médical » sans être encore prêt. Quant à Nice, Oliveira s’en méfie : « Une équipe qui vient d’un bon résultat contre Lille, avec une bonne organisation, et très dangereuse quand elle récupère le ballon, avec beaucoup de joueurs qui aiment attaquer l’espace. Mais le plus important, c’est de nous concentrer sur notre idée. Le match va être difficile, mais on va arriver collectivement pour faire une bonne performance et gagner. »
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