Trois défaites de suite, et un entraîneur qui ne change pas de discours. Avant Rennes, Hugo Oliveira a demandé du temps et assuré que la confiance restait intacte à l’intérieur du club.
« Rester avec le plan »
La question est venue en fin de conférence, ce vendredi à la Meinau : le football laisse rarement du temps aux entraîneurs, et Hugo Oliveira ne craint-il pas d’en manquer ? Le Portugais n’a pas esquivé. « Je suis rationnel, et je connais le football moderne. Je le sais. Mais l’important, c’est de rester tranquille et de rester avec le plan. Le plan de développement, le plan de travail, et aider le joueur à être meilleur aujourd’hui. »
« Notre concentration, c’est aujourd’hui : aider chaque joueur à arriver à Rennes avec une bonne performance individuelle et une bonne performance collective. Si on pense à la semaine prochaine, dans deux semaines, dans trois semaines… non, non, non. Aujourd’hui, c’est le plus important. Mais nous avons aussi un plan pour le futur et, comme je l’ai dit, il y a beaucoup de confiance entre toutes les personnes qui travaillent au club. »
« Un chemin de développement »
Après les revers à Nice puis contre le PSG, l’entraîneur strasbourgeois a voulu regarder au-delà des résultats. « Ce sont des résultats négatifs. Mais c’est un moment pour continuer à travailler. Nous avons eu une semaine très positive, très intense, avec beaucoup de travail. C’est le moment de comprendre que notre chemin est un chemin de développement et de travail. Il faut rester humbles, mais c’est aussi un chemin de confiance, où l’on doit croire tous ensemble à notre idée de jeu. »
« Je suis rationnel, a-t-il insisté. Dans les victoires, il y a des choses positives, mais aussi des choses négatives. Aujourd’hui, c’est pareil : les résultats sont négatifs, mais il y a de bonnes choses. C’est le moment de continuer à croire dans le processus et d’aider les joueurs à être meilleurs. Si on aide les joueurs à être meilleurs, on aide l’équipe et le club, et au final les résultats viendront. Parce que l’ambition est grande, et la confiance aussi, à l’intérieur du club. »
« À Famalicão, c’était différent »
Arrivé à Famalicão en décembre 2024, Hugo Oliveira avait dû attendre son septième match pour gagner. La comparaison ne lui parle pas. « C’est un fait, mais c’est différent. À Famalicão, l’ambiance était dépressive. L’équipe n’avait pas confiance, elle ne croyait plus en elle. Il fallait reconstruire cette confiance, mais c’était une équipe plus mûre. Ici, on construit un nouveau groupe, de nouvelles idées de jeu, de nouvelles associations entre les joueurs. Pour ça, on a besoin de travailler, de continuer le processus, de s’entraîner. Nous savons qu’un début de saison est difficile dans un nouveau projet, mais il y a beaucoup de confiance pour le futur. »
Plus de discussions avec ses joueurs pour sortir de cette série ? « Non, on parle toujours. Nous sommes une équipe qui parle beaucoup : du moment, du passé, du futur. Le sentiment dans le club est positif, je peux le dire. Il y a un sentiment collectif, avec les joueurs, le staff, tout le club, parce que nous savons où nous voulons arriver. »
Un discours qui tranche avec les critiques entendues depuis le revers contre le PSG, y compris sur le plateau du Club 1906. Réponse sur le terrain dimanche, à 17h15, dans un match qui pèse lourd.
Photo : Alsace Photo Sport
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