Le Racing est 16e, barragiste, avec la pire défense de Ligue 1 et quatre défaites de suite. Dans ces moments-là, on cherche des précédents. Il y en a un, et il est vécu de l’intérieur par l’invité du Club 1906 de ce mardi : Corentin Martins a connu, en une seule saison, le plus beau et le pire.
26 mai 2001 : la coupe au bout des tirs au but
Ce samedi-là, au Stade de France, le Racing affronte Amiens en finale de la Coupe de France. Amiens évolue alors en deuxième division : sur le papier, l’affaire est pliable. Elle ne le sera pas. Cent vingt minutes, prolongation comprise, zéro but.
Il faut donc des tirs au but. Le Racing les gagne 5-4, et c’est le gardien paraéguayen José Luis Chilavert qui transforme le tir décisif — un gardien buteur, fidèle à sa légende. Corentin Martins, capitaine, soulève le trophée.
La même saison, le Racing descend
Sauf que ce trophée, le Racing le gagne en étant déjà condamné en championnat. La saison suivante, le club repart en deuxième division. Soulever une coupe nationale au Stade de France et jouer l’année d’après dans l’antichambre : peu de clubs peuvent raconter ça. Le Racing, si.
Le récit est connu des anciens, beaucoup moins des supporters arrivés depuis. Il dit pourtant quelque chose d’utile ce soir : une saison n’est pas une ligne droite, et un groupe en difficulté peut encore produire quelque chose. Le Racing 2001 est remonté dès l’année suivante, deuxième de D2.
Ce qu’il en reste pour le Racing d’aujourd’hui
Vingt-cinq ans plus tard, le contexte n’a rien à voir : pas de coupe à l’horizon, un effectif parmi les plus jeunes de Ligue 1, et un classement qui se dégrade semaine après semaine. Mais la question posée à Martins sur le plateau est exactement celle que se posait son vestiaire au printemps 2001 : comment on sort d’une crise quand on porte le brassard ?
La vidéo démarre à la 36e minute, à l’arrivée de Corentin Martins.
Le Racing reçoit Auxerre — l’autre club de Corentin Martins — dimanche 1er novembre à 15 heures à la Meinau.











