Cinq buts encaissés à Lens, quatre à Rennes, cinq à la Meinau. Après la défaite d’Auxerre contre le Racing (5-1), Will Still a pointé un scénario qui se répète depuis le début de la saison : son équipe craque dès qu’elle encaisse un but de trop.
Une première période à oublier
« L’histoire se répète un peu depuis le début de la saison », constate l’entraîneur auxerrois. « La première mi-temps, ce n’est pas la meilleure. On a une grosse occasion avec Romain, qui ne cadre pas. C’est le genre de match où tu dois rentrer à la mi-temps à 0-0 et essayer de corriger ce que tu peux. Mais là, ce n’est pas le cas : on n’est pas au contact sur le premier ballon, on ne récupère pas le deuxième, on ne suit pas le marquage sur le centre qui suit, on est un peu en panique et on encaisse juste avant la pause. »
Le retour des vestiaires n’a rien arrangé : « Notre entame de deuxième mi-temps est catastrophique. Elle n’est pas bonne du tout, encore par manque de hargne, d’agressivité et de conviction dans ce qu’on fait. »
Le carton rouge, « une erreur de jeunesse »
Après quatre changements, dont la sortie de son capitaine, Auxerre a réduit le score (3-1). Mais l’exclusion de Dioubaté a tout stoppé : « On connaît une erreur de jeunesse. Je ne sais pas ce qui s’est dit, je ne sais pas comment l’arbitre a interprété les choses. Tu te retrouves à dix à 3-1, et tu sais qu’après, ça va être difficile. » Selon lui, ce carton « ne vient pas de l’agressivité » : « Il y a quelque chose qui a été dit. Il apprendra, ça lui servira de leçon. »
Sur le choix de sortir son capitaine assez tôt, il assume : « Il fallait changer quelque chose, tenter autre chose. Ça a marché pendant cinq minutes, on revient au score et on a un regain d’énergie. Ce n’est pas parce que tu es capitaine que tu as un quota de minutes. Je n’en veux à personne. »
« Tu n’as pas à capituler »
C’est la fin de match qui l’inquiète le plus : « Encore une fois, tu n’as pas à capituler, tu n’as pas à jouer portes ouvertes et à prendre cinq buts. À Rennes, on prend le 2-1, on est longtemps dans le match, tu prends le troisième et tu te rends compte que l’équipe est en fin de vie. Pareil à Lens. Aujourd’hui, à 3-1, tu es encore dans le match, bizarrement. Et puis les lumières se coupent, et tu en prends un quatrième et un cinquième, sur des situations contrôlables, des centres où on ne suit pas le marquage. »
À chaud, Will Still n’avait pas toutes les réponses : « Je vais prendre le temps d’y réfléchir avec le staff et les cadres. Quand c’est 3-1, qu’il reste quinze ou vingt minutes et que tu es à dix, il faut être plus structuré. »
Il n’a pas voulu s’attarder sur les joueurs strasbourgeois, se contentant de rappeler que le Racing possède « de très bonnes individualités, avec une grosse structure financière derrière ».
Retrouvez le récit de la victoire du Racing (5-1) et les notes de la presse.










