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Ils ne sont pas morts !

Ils ne sont pas morts !

Depuis mardi, la pression était clairement du côté de la SIG. Pour le match#4 de la série, ils n’avaient pas le choix : s’imposer et rester en vie ou perdre et terminer leur saison dans la Sarthe. Avec intelligence et courage, ils ont su dominer une équipe mancelle qui a bien cru pouvoir inverser la tendance en fin de match. Mais là aussi, les Strasbourgeois ont su faire preuve de sang froid pour inscrire quatre paniers à trois points à la suite et s’imposer 82-89.

A enjeu exceptionnel, mesure exceptionnelle : Vincent Collet décidait de changer son cinq de départ. Zack Wright, Dee Bost, David Logan, Damien Inglis et Flo’ Pietrus débutaient du côté de la SIG. Choix payant puisque Dee Bost était en réussite d’entrée et la SIG prenait les devants (2-5). Le Mans ne tardait pas à revenir, encore une fois porté par Roméo Travis et comptait même cinq points d’avance quelques minutes plus tard (12-7, 3ème minute). Pour ne rien arranger, Strasbourg était rapidement à cinq fautes d’équipe et les Sarthois allaient bien en profiter (12 lancers dans le premier acte). Malgré tout, la SIG restait dans le coup dans le sillage de Miro Bilan, très à l’aise dans la raquette (10 points en 10 minutes), même si elle accusait finalement 4 points de retard, 28-24, à la fin du premier quart temps. Ces dix premières minutes étaient à la hauteur de l’évènement ; les deux équipes se livrant sans compter tout en se montrant très adroites (64 % de réussite côté MSB, 75% côté SIG).

La SIG démarrait le second quart temps pied au plancher et infligeait un 10-0 qui leur donnait 6 points d’avance (28-34), forçant le coach manceau à prendre temps mort pour casser la dynamique alsacienne. C’était réussi puisque Mykal Riley se montrait précieux avant que Justin Cobbs ne ramène les locaux à un point (35-36, 15ème minute). C’est alors que le duo Bost-Inglis se mettait en ordre de marche et allait faire très mal aux Manceaux (37-45, 18ème minute). Malgré la discutable faute technique sifflée à l’encontre de Damien Inglis, la SIG ne se laissait pas sortir de son match et à la mi-temps, comptait 7 points d’avance (40-47). Dans un quart temps remporté 23-12, Strasbourg aura fait la différence en se basant sur la défense. Les Manceaux n’existaient eux qu’à travers les lancers francs (11 sur la période, contre 2 pour la SIG) et le différentiel des fautes jouait aussi en faveur des locaux (17 sifflées contre Strasbourg, 7 contre Le Mans).

Visiblement remontés, les Sarthois allaient presser les Strasbourgeois dès la reprise. Avec deux tirs primés de Chris Lofton et DJ Stephens puis un autre panier de Travis, ils recollaient à un petit point (48-49, 22ème minute). Mais la SIG comptait dans ses rangs un Miro Bilan de gala ce soir (24 points au final à 10/10). Avec quatre points de rang, et bien secondé par Jérémy Leloup et Dee Bost, Strasbourg reprenait le large (48-57, 34ème minute). Le temps mort pris par Eric Bartéchécky ne changeait rien et une action résumait l’état d’esprit affiché par les Alsaciens sur ce match. A la 36ème minute, Zack Wright prenait un rebond sur la tête de DJ Stephens (excusez du peu) pour porter le score à 52-64. Le dernier panier du quart temps était inscrit par Darion Atkins et à dix minutes du terme, dix points séparaient Le Mans de la SIG (58-68).

Petit à petit, Le Mans grignotait pourtant son retard dans ce quatrième quart temps. A coup de balles perdues, la SIG retombait dans ses travers et quand Antoine Eïto et Mykal Riley, sur deux tirs à trois points consécutifs égalisaient, Antarès pouvait exploser (75-75, 36ème minute). C’était alors au tour de la SIG de faire tomber la foudre sur Le Mans.  Jérémy Leloup (par deux fois), David Logan et Dee Bost se montraient adroits de loin et avec le dixième panier de Miro Bilan, passaient un 14-2 décisif à une minute du terme (77-89). Les derniers paniers d’Antoine Eïto ne changeaient plus rien et la SIG pouvait exulter, ils ont obtenu ce qu’ils désiraient, à savoir une victoire qui leur ouvre la possibilité de disputer un match 5 au Rhénus samedi soir (82-89).

Crédit photo : Clément Rebholz