Pour sa première sur le banc du Racing Club de Strasbourg, Gary O’Neil n’a pas seulement validé une qualification nette en Coupe de France face à Avranches (0-6). Il a surtout posé, dès les premiers jours, les bases d’un discours ambitieux.
Arrivé dans un contexte particulier, l’entraîneur anglais reconnaît avoir vécu « trois jours un peu fous », mais se félicite de la réponse de son groupe. « On a fait le boulot. Les joueurs ont été très focus, très professionnels, malgré le peu de temps pour se préparer », explique-t-il dans des propos recueillis par L’Équipe. Strasbourg s’est rendu la tâche plus simple en maîtrisant les fondamentaux : duels gagnés, intensité, courses répétées et efficacité devant le but.
Si l’adversaire évoluait à un niveau amateur, O’Neil insiste sur l’attitude affichée. « J’ai beaucoup aimé leur comportement. On voulait montrer aux supporters qui ont fait le déplacement qu’on donnerait tout pour eux », poursuit-il, toujours auprès du quotidien sportif. Une manière d’installer rapidement une exigence collective et un lien fort avec le public.
Surtout, le technicien n’a pas esquivé la question des objectifs. Bien au contraire. « On veut gagner la Coupe de France, aller loin en Ligue Conférence et terminer le plus haut possible en Championnat », affirme-t-il sans détour, dans des propos relayés par L’Équipe. Un discours assumé, qui tranche avec la prudence habituelle des débuts de mandat.
Pour autant, Gary O’Neil appelle immédiatement à la retenue. « Attention à ne pas s’enflammer », prévient-il. Car le prochain rendez-vous arrive vite et sera d’un tout autre calibre : le derby de Ligue 1 face au FC Metz, dimanche.
Après une entrée en matière maîtrisée, Strasbourg est désormais attendu sur la durée. Les ambitions sont clairement affichées. Reste à les confirmer sur le terrain, dans un contexte de pression bien plus élevé.







