Quand Gary O’Neil a pris les commandes du Racing Club de Strasbourg, le calendrier ne laissait aucun répit. Paris, Lens, Lyon, Marseille, Lille… une succession de cadors qui aurait pu fragiliser le club alsacien. Sept journées plus tard, le constat est limpide : Strasbourg a relevé le défi.
Avec 11 points pris sur 21 possibles, dont cinq matchs face à des équipes mieux classées — le Paris Saint-Germain, le RC Lens, l’Olympique Lyonnais, l’Olympique de Marseille et le LOSC Lille — le Racing a non seulement pris des points, mais il a surtout montré un visage séduisant.
Car au-delà des chiffres, c’est le contenu qui interpelle. Une intensité retrouvée, un pressing plus cohérent, des transitions rapides, et surtout un jeu plus direct, assumé, vertical, capable de mettre en difficulté les meilleures défenses du championnat. Strasbourg ne subit plus, il attaque, il provoque, il ose.
Une équipe qui ne recule plus
« Je n’ai pas vu de grosses irrégularités », expliquait récemment O’Neil. « À part un passage difficile à Marseille, 25 minutes compliquées au Havre et peut-être 30 minutes face à Lens, nous avons été constants depuis mon arrivée. »
Cette constance se traduit par une vraie identité. Même face aux cadors, le Racing a proposé du jeu. Le niveau affiché contre les grosses écuries a été particulièrement plaisant : pressing haut, agressivité maîtrisée, capacité à attaquer vite et fort.
Le respect des adversaires
Après le nul (1-1), Pierre Sage n’a pas hésité à saluer le travail strasbourgeois :
« C’est une des équipes les plus spectaculaires du championnat. Peu importe le moment du match, même après une erreur, ils continuent à jouer. »
Un compliment fort, révélateur du changement de perception autour du Racing.
Un calendrier dense… mais une opportunité
Bien sûr, il y a eu la fausse note au Havre. Mais en parallèle, deux qualifications en Coupe de France, dont une victoire pleine de maîtrise face à Monaco, ont confirmé la dynamique.
La suite sera exigeante, avec un calendrier resserré et des matchs tous les trois jours. O’Neil l’a rappelé :
« Nous n’aurons pas besoin de 13 joueurs, mais de 23. Nous voulons être compétitifs dans les trois compétitions. »
Mais après avoir affronté presque tous les ténors, le programme de Ligue 1 semble désormais plus abordable sur le papier. Une opportunité de transformer l’intensité et le jeu direct affichés face aux gros en série positive.
Strasbourg version O’Neil, ce n’est pas seulement un meilleur total de points. C’est une équipe plus intense et plus verticale.









