Il y avait de la déception, forcément. Mais dans le vestiaire strasbourgeois, Gary O’Neil n’a pas laissé la frustration prendre le dessus. Battu par Nice (0-2) en demi-finale de la Coupe de France, le Racing a vu son rêve s’arrêter brutalement. Pourtant, le message du coach anglais est resté clair, presque apaisant.
D’abord, une fierté assumée. Devant ses joueurs, touchés, parfois abattus, O’Neil a tenu à remettre les choses à leur place.
« Je suis incroyablement fier de chacun d’entre eux. Ils ont tout donné. »
Une phrase simple, mais lourde de sens dans un moment où le groupe aurait pu vaciller.
Car pour lui, cette défaite ne doit pas effacer le reste.
« Ce soir ne définit pas notre saison. Le football est comme ça. Tu peux tout bien faire, et un moment peut tout changer. »
Un constat lucide, presque fataliste, après une rencontre où Strasbourg a dominé sans concrétiser, face à un adversaire venu défendre.
Nice n’a pas cherché à imposer son jeu. Et O’Neil ne s’en cache pas.
Les Azuréens ont attendu, fermé, puis frappé.
« C’est une compétition à élimination directe. Ça peut arriver. Ils viennent, ils défendent… ils ont une occasion. »
Cruel, mais réaliste.
Dans ce contexte, inutile de chercher à consoler immédiatement. Le technicien préfère la vérité.
« Je ne peux pas vous faire vous sentir mieux maintenant. Rentrez chez vous, soyez déçus. »
Mais très vite, le regard se tourne ailleurs.
Vers la suite. Vers la progression.
« On doit utiliser ça comme du carburant. On doit être meilleurs. »
Un message qu’il s’applique aussi à lui-même.
« Je vais analyser ce que je dois améliorer, ce que nous devons faire pour franchir un cap. »
Parce que cette défaite, aussi douloureuse soit-elle, fait partie du chemin.
Un groupe jeune, souvent novice à ce niveau, découvre ce que représentent ces matchs à très haute tension.
Alors O’Neil préfère retenir autre chose : le parcours.
« Je suis incroyablement fier du chemin parcouru dans cette compétition. »
Et surtout, il refuse que l’histoire s’arrête là.
Car pour Strasbourg, tout reste encore possible ailleurs.
« On a encore deux opportunités. On doit se concentrer sur la Ligue Conférence. »
Enfin, il n’oublie pas ceux qui, encore une fois, ont répondu présents : les supporters.
« Restez avec nous. On a encore besoin de vous. »
Un appel, presque une promesse.
Parce que si la soirée du Stade de France s’est envolée… une autre pourrait encore s’écrire.
« Désolé de ne pas vous avoir offert une soirée là-bas… mais peut-être qu’on en vivra une à Leipzig. »










