Un mois de compétition, et déjà cette impression familière : la Coupe du monde ne ressemble jamais aux pronostics d’avant-tournoi. À trois jours du coup d’envoi des quarts de finale, le Mondial 2026 a déjà rebattu les cartes plus violemment que prévu, et la route vers les demi-finales des 14 et 15 juillet s’annonce peuplée de noms qu’on n’attendait pas.
La Norvège, sensation absolue du tournoi
S’il fallait résumer ce Mondial en une image, ce serait celle d’Erling Haaland s’effondrant en larmes de joie sur la pelouse du MetLife Stadium après avoir éliminé le Brésil. Longtemps privée de phase finale de Coupe du monde, la Norvège vit son premier mondial depuis des décennies comme un rêve éveillé. Face à la Seleção, Haaland a inscrit un doublé pour envoyer les siens en quarts, une première dans l’histoire du pays. Le sélectionneur Stale Solbakken a construit un collectif solide autour d’un trio offensif redoutable, et personne n’imaginait, il y a un an, voir ce groupe dépasser le Brésil de Vinicius Jr et Neymar.
Justement, ce huitième de finale a aussi marqué la fin d’une époque. Neymar, réduit à un penalty inutile en toute fin de match, a confirmé après la rencontre que son aventure internationale s’arrêtait là. Une sortie amère pour un Brésil apparu à court d’idées depuis le début de la compétition, malgré cinq étoiles au maillot.
L’Angleterre ressuscite au Stade Azteca
Autre choc : à Mexico, dans l’antre légendaire du stade Azteca, l’Angleterre a résisté plus de quarante minutes en infériorité numérique face à un Mexique impressionnant devant ses 80 000 supporters, avant de s’imposer 3-2 au terme d’un scénario totalement fou. Quarante ans après un certain but de la main, Harry Kane et ses partenaires ont enfin exorcisé leurs vieux démons mexicains. Un scénario que personne n’avait vu venir sur le papier.
Polémiques arbitrales en série
Ce Mondial restera aussi pour ses controverses. La décision de la FIFA de lever la suspension du joueur américain Folarin Balogun, initialement expulsé contre la Bosnie-Herzégovine, a provoqué une sortie inhabituellement sévère de l’UEFA, qui a dénoncé une décision jugée incompréhensible. Du côté français, la victoire poussive contre le Paraguay (1-0), acquise dans un match hyper physique, a également relancé le débat sur la constance des arbitrages internationaux, la Fédération française envisageant même une réclamation après un carton jaune contesté.
Le format à 48 équipes change la donne
Ces surprises ne doivent rien au hasard : avec 48 équipes, 104 matchs et un tour supplémentaire, le format 2026 laisse structurellement plus de place aux outsiders. Les observateurs qui suivent les cotes et les statistiques du tournoi, comme celles régulièrement analysées sur des plateformes telles que casino.org, notaient déjà avant le coup d’envoi que la marge d’erreur des favoris serait plus fine que jamais. Le pari s’est vérifié : Brésil et Mexique, deux cadors, ont chuté avant les quarts, quand la Norvège découvre un tour qu’elle n’avait jamais connu.
À trois jours des quarts de finale programmés à Boston, Los Angeles, Miami et Kansas City, une question domine : la France et le Maroc, déjà qualifiés, sauront-ils éviter le sort réservé au Brésil ? Une chose est sûre, ce Mondial n’a pas fini de surprendre.











