Plus c’est gros, plus ça passe. Leandro Paredes ne sera pas sanctionné pour son rôle dans la bagarre générale qui a suivi la finale de la Coupe du monde perdue par l’Argentine face à l’Espagne (0-1).
Les images avaient pourtant fait le tour du monde : au coup de sifflet final, après un premier coup de Nahuel Molina sur Rodri, Paredes s’en est pris à Eric García — saisi au cou, projeté au sol, puis gratifié d’un coup de pied —, obligeant Lionel Scaloni à venir séparer ses propres joueurs. Un carton rouge a d’abord été signalé à l’encontre du milieu argentin, avant d’être purement et simplement retiré du rapport officiel du match. Et selon BBC Sport, la FIFA a confirmé qu’aucune mesure disciplinaire n’avait été prise.
Une enquête sur l’ensemble des incidents d’après-match reste théoriquement ouverte, mais le message envoyé interroge. Pendant ce Mondial, des joueurs ont été avertis pour un maillot enlevé ou une perte de temps. Attraper un adversaire à la gorge en mondovision, visiblement, se discute davantage.
Et à nos yeux, ce dénouement s’inscrit dans une tendance plus large : tout au long du tournoi, les équipes sud-américaines ont bénéficié d’un arbitrage plus que favorable. On pense évidemment au huitième de finale entre la France et le Paraguay, où la permissivité de l’arbitre face au jeu rugueux paraguayen — treize fautes sifflées, zéro carton jaune pendant la rencontre — avait fait scandale jusque dans la presse internationale, un ancien arbitre français allant jusqu’à parler de catastrophe arbitrale. Le sélectionneur suisse, lui, avait accusé l’arbitrage d’avoir détruit son match face à l’Argentine. Le blanchiment de Paredes ne fait que prolonger la série. Plus c’est gros, décidément, plus ça passe.










