Il fallait bien que la question tombe. Après un été marqué par les départs d’Enciso, d’Ouattara, de Barco, d’Emegha et bientôt de Moreira, Hugo Oliveira a été interrogé jeudi sur la gestion d’un effectif dont plusieurs cadres se sont envolés. Sa réponse a été philosophe, mais ferme.
« Dans le football moderne, la perfection n’existe pas », a d’abord posé l’entraîneur portugais. Certains joueurs sont partis parce qu’ils avaient réalisé de bons matchs et que le moment était venu pour eux, dit-il en leur souhaitant bonne chance. Avant de trancher : « C’est la vie, c’est le football. »
« La tête et le corps avec le Racing »
Le technicien a surtout voulu recentrer le propos sur ceux qui restent. Ce qu’il demande, ce sont des joueurs présents avec la tête et le corps, prêts à se battre pour le club. Peu importe qu’ils soient arrivés la veille ou que d’autres soient partis quelques jours plus tôt.
Il a d’ailleurs rappelé que la situation n’avait rien d’exceptionnel. Jusqu’au 31 août, le marché reste ouvert pour tout le monde : pour le Racing comme pour le Paris Saint-Germain, Manchester United ou Benfica. Après cette date, tout deviendra plus simple, a-t-il concédé.
Le présent et le futur
Oliveira a livré au passage une phrase qui éclaire sa méthode. « Je prépare le présent, mais je prépare beaucoup le futur. » Une manière d’assumer que le chantier dépasse largement la rencontre de vendredi.
Aux supporters inquiets, il adresse enfin un message simple. Les résultats de la préparation n’ont selon lui aucune importance, tous les clubs démarrant le championnat avec le même nombre de points. Ce qui compte, c’est le travail quotidien et l’état de l’équipe au mois de mai. Il assure que ce travail produira beaucoup de bonnes choses, sans promettre de miracle immédiat. Ce ne sera pas parfait au Vélodrome, dit-il, mais meilleur demain qu’aujourd’hui.











