La question était directe, la réponse l’a été tout autant. Interrogé jeudi sur son influence dans les choix du mercato et sur les joueurs qu’il aurait voulu retenir, Hugo Oliveira a préféré recadrer le débat, dans des termes qui résonnent particulièrement en ce moment.
« Il n’existe pas un projet Hugo, ni un projet BlueCo, ni un projet joueur A ou joueur B. Ici, c’est le projet du Racing. » L’entraîneur portugais a insisté : lui, les joueurs, les personnes qui travaillent au club et BlueCo défendraient tous le même intérêt, avec ambition.
Une réponse au climat ambiant
Difficile de ne pas y voir un écho au contexte. Les Ultra Boys 90 viennent de suspendre leur quart d’heure de silence tout en réaffirmant leur opposition à la multipropriété et à ce qu’ils appellent la mise sous tutelle du club. Sans jamais citer le mouvement, Oliveira a répété tout au long de sa conférence que tout le monde travaillait dans la même direction, celle des intérêts du Racing.
Le technicien a d’ailleurs raconté ce qui l’avait convaincu de venir : la passion de Marc Keller. Quand le président lui a parlé de l’histoire du club, des moments difficiles traversés et des montées successives, il a trouvé cela « contagieux ». Il évoque aussi la passion de BlueCo et de l’ensemble de l’organisation.
« L’ambition est top »
Oliveira n’a pas caché ses propres attentes. Il aime le développement des jeunes, dit-il, mais il aime encore plus gagner, rappelant que le football professionnel est une compétition. Selon lui, l’ambition du club est au plus haut, et il faut désormais travailler pour la concrétiser.
Il a résumé le tout par une expression traduite du portugais, imagée mais limpide : « Le pain est sur la planche. » Autrement dit, tout est en place, il ne reste plus qu’à s’y mettre. Tous les mouvements de l’été sont à suivre dans notre live mercato.










