C’est un sujet qui concerne directement le portefeuille des clubs, Racing compris. Selon L’Équipe, la Ligue de football professionnel envisage de lancer l’appel d’offres des droits télévisés de la Ligue 1 dès le mois d’octobre, pour la période allant de 2029 à 2034.
L’objectif est clair : sortir d’une situation devenue intenable. Malgré le lancement de Ligue 1+, qui diffuse désormais l’intégralité des rencontres, les recettes reversées aux clubs restent très modestes. Elles sont d’autant plus faibles cette saison qu’elles ne bénéficient plus des montants versés par beIN Sports, soit 78,5 millions d’euros annuels, ni de l’indemnité de 85 millions payée par DAZN pour sortir de son contrat.
Canal+ de retour dans la boucle
Avant de se lancer, la Ligue a voulu s’assurer que des candidats se présenteraient. Olivier Bramly, nouveau patron de LFP Media, a multiplié les rendez-vous depuis le début de l’été avec les plateformes numériques, d’Apple à Netflix en passant par Amazon et Paramount.
Plus surprenant, il a également rencontré Maxime Saada, le président de Canal+, pourtant en conflit avec la Ligue depuis plusieurs années. Un contact renoué qui n’aurait rien d’anodin, la chaîne cryptée n’ayant plus de Ligue 1 dans ses grilles.
Une vente en un seul lot, la nouveauté
C’est peut-être là que se joue l’essentiel. La nouvelle loi sur la gouvernance du sport professionnel autorise désormais la vente des droits en un seul lot, ce qui était interdit depuis des années.
Un changement qui pourrait tout débloquer. En 2023, Apple avait justement renoncé à investir dans la Ligue 1 en invoquant la crainte de voir les droits éparpillés entre plusieurs diffuseurs. Avec la garantie d’une exclusivité, l’équation devient différente.
Pour les clubs, l’enjeu est vital. Le Racing, comme les autres, dépend largement de ces revenus pour équilibrer ses comptes. Tous les mouvements de l’été sont à suivre dans notre live mercato.










