Les ventes massives de l’été n’ont pas fait disparaître le Racing du haut du tableau. Selon les estimations de Transfermarkt mises à jour après la clôture du marché, le club alsacien possède le troisième effectif le plus valorisé du championnat, avec près de 290 millions d’euros.
Seuls le Paris Saint-Germain, hors catégorie avec 1,36 milliard, et Monaco (314 millions) font mieux. Le Racing devance Lyon, Lille, Rennes, Lens et Marseille.
La valeur des effectifs
Le Racing possède la moyenne d’âge la plus basse du championnat · Source : Transfermarkt
Et de très loin l’effectif le plus jeune
C’est l’autre enseignement, plus frappant encore. Avec une moyenne d’âge de 21,6 ans, le Racing possède le groupe le plus jeune de Ligue 1, et l’écart avec les autres est considérable.
Toulouse suit à 22,7 ans, Auxerre à 23,6, puis Le Havre à 24,4. Le PSG et Monaco tournent autour de 24,9 ans. À l’autre extrémité, Le Mans culmine à 26,9 ans.
Autrement dit, le Racing a l’un des effectifs les plus chers du pays tout en ayant le plus jeune. Une combinaison rare, qui résume à elle seule le modèle mis en place depuis deux ans.
Le club compte par ailleurs vingt-sept internationaux dans son groupe de trente joueurs, un record en Ligue 1 devant Lyon (23). Et sa valeur moyenne par joueur, 9,67 millions d’euros, est la deuxième du championnat derrière le PSG.
Panichelli reste le mieux coté
Le détail joueur par joueur réserve quelques surprises. Malgré son absence jusqu’en novembre, Joaquín Panichelli demeure le joueur le mieux valorisé du groupe, à 35 millions d’euros.
Karim Coulibaly suit à 28 millions, soit davantage que ce que le club a déboursé pour le recruter au Werder Brême. Samir El Mourabet et Martial Godo complètent le quatuor de tête à 22 millions.
Les joueurs les plus valorisés
Estimations Transfermarkt · Hermann Malonga et les plus jeunes ne sont pas encore valorisés
Plus étonnant, plusieurs recrues arrivent avec des valorisations modestes qui contrastent avec leur prix d’achat. Jacobo Ortega, recruté une dizaine de millions au Real Madrid, n’est estimé qu’à un million. Jeyland Mitchell, acheté huit millions, à trois. Les estimations de Transfermarkt reposent en effet largement sur le temps de jeu, encore inexistant pour ces joueurs en Ligue 1. Leur valeur devrait grimper s’ils s’imposent.
Une valeur en chute de 38 % sur un an
La comparaison avec la saison passée remet toutefois les choses en perspective. Il y a un an, l’effectif strasbourgeois était valorisé à 466 millions d’euros. Il en a donc perdu 176 en douze mois.
Une chute qui s’explique mécaniquement par les départs d’Emanuel Emegha, Diego Moreira, Valentín Barco, Julio Enciso, Guéla Doué et Abdoul Ouattara, tous partis vers des championnats plus cotés.
Un point de méthode s’impose toutefois. Les 466 millions correspondent à une valorisation de fin de saison, gonflée par une campagne européenne réussie et par des joueurs alors au sommet de leur cote. Les 290 millions actuels sont eux calculés en début d’exercice, avec neuf recrues qui n’ont pratiquement pas joué en Ligue 1. La comparaison brute est donc défavorable par construction, et ces valeurs ont vocation à remonter si le groupe performe.
Ce que valaient les effectifs
Valeurs en millions d’euros · Source : Transfermarkt
Le phénomène n’a toutefois rien de spécifique à l’Alsace. Sur les quinze clubs présents dans l’élite lors des deux saisons, quatorze ont vu leur valeur baisser. Marseille perd même 63 %, passant de 485 à 182 millions, et Angers 53 %.
Seul le Paris FC progresse, avec une hausse de 12 %, ce qui est logique pour un promu ayant investi 79 millions d’euros cet été.
La valeur ne fait pas les points
Reste que tout cela ne se traduit pas encore sur le terrain. Après deux journées, le Racing pointe au dixième rang avec trois unités, à égalité avec Angers et Marseille, mais avec la plus mauvaise différence de buts du groupe de tête.
Les prochaines semaines diront si ce potentiel se concrétise. Premier test le 6 septembre à Troyes, un club dont l’effectif est valorisé sept fois moins que celui du Racing.
Tous les mouvements sont à retrouver dans notre bilan du mercato.











