C’est le moment le plus léger de sa conférence de presse, et sans doute le plus révélateur. Interrogé vendredi sur son apprentissage du français, Samuel Amo-Ameyaw a tenu à remercier quelqu’un.
« Dédicace à Ella, ma professeure de français, qui m’aide à progresser. J’ai des cours chaque semaine, et je pense déjà être un peu meilleur que l’année dernière. »
Le résultat s’entend d’ailleurs. Durant sa prise de parole, l’ailier anglais a glissé plusieurs phrases en français au milieu de ses réponses en anglais, dont un « ce n’était pas parfait » emprunté à son entraîneur.
« Je suis en France, autant apprendre »
Sa motivation est simple, et il l’assume pleinement. « Quand j’arrive dans un nouveau pays, c’est important d’apprendre la langue. Après tout, je suis en France, donc autant apprendre. J’aime apprendre les langues. »
Il y voit surtout un enjeu de vestiaire, dans un groupe devenu très cosmopolite. « On a des joueurs de différents endroits en Europe et à travers le monde, et c’est important de pouvoir communiquer avec tout le monde. »
L’actu du Racing dans votre MessengerOfficialisations, compos, mercato : l’info avant tout le monde, gratuitement. Rejoindre le Fil infosUn vestiaire à deux langues
Le joueur décrit d’ailleurs un fonctionnement bilingue au quotidien. « Beaucoup de joueurs parlent anglais, d’autres parlent français. L’entraîneur parle surtout en anglais, mais aussi en français pour ceux qui ont besoin de la traduction. »
Une organisation qu’il juge positive. « C’est important d’avoir cette diversité dans le groupe. Nous avons beaucoup de joueurs venus d’endroits différents, mais nous sommes tous capables de communiquer entre nous, et c’est une bonne chose. »
Un discours qui rejoint celui d’Hugo Oliveira, lequel expliquait lors de la même conférence tenir à parler français pour « entrer dans la tête des joueurs ».








