Trois ans après leur arrivée, deux noms disparaissent de l’organigramme. Le Racing a annoncé jeudi une évolution de son actionnariat : Todd Boehly cède sa participation aux actionnaires majoritaires actuels, qui rachètent également celle de Mark Walter. Le fonds Clearlake Capital, déjà majoritaire au sein du consortium BlueCo, détient désormais « le plein contrôle capitalistique du club ». Hansjörg Wyss, lui, reste au tour de table, « en tant que partie prenante et partenaire ».
Le même mouvement a lieu à Chelsea. Les quatre actionnaires du Racing sont aussi ceux du club londonien, et Clearlake y rachète également les parts de Todd Boehly et de Mark Walter, selon RMC. Boehly quitte donc les deux clubs en même temps. À Strasbourg, le communiqué insiste sur ce qui ne change pas : « aucun changement dans le fonctionnement quotidien ou dans la direction », une stratégie maintenue, un cap « à long terme ». Todd Boehly, dont le club salue le « rôle important » depuis 2023, n’était plus qu’un actionnaire parmi d’autres depuis plusieurs mois.
L’actu du Racing dans votre MessengerOfficialisations, compos, mercato : l’info avant tout le monde, gratuitement. Rejoindre le Fil infosMarc Keller : « Ni notre stratégie ni le fonctionnement du club »
Marc Keller a accompagné l’annonce. « Nous avons travaillé main dans la main avec le groupe d’actionnaires pour renforcer le club tout en restant fidèles à son histoire et à son identité », déclare le président du Racing. « Cette évolution de l’actionnariat ne change ni notre stratégie ni le fonctionnement du club. Nous continuerons à travailler ensemble pour bâtir un Racing capable de rivaliser au plus haut niveau sur le long terme, tout en restant profondément ancré à Strasbourg et en Alsace. »
Le communiqué dresse au passage le bilan des trois ans écoulés : une demi-finale de Ligue Conférence la saison dernière, l’accession de l’équipe féminine en Arkema Première Ligue puis une 7e place, et une Meinau rénovée, portée à environ 32 000 places, en co-construction avec les collectivités. Autant de chantiers menés avec Clearlake aux commandes, ce qui explique que le club présente l’opération comme une continuité plutôt qu’un tournant. Pour les supporters, le changement est surtout symbolique : l’homme qui incarnait le rachat de 2023 s’en va, le projet à 100 millions d’euros de recrutement, lui, reste.









