Un été de Coupe du monde, une trêve avec le Maroc, et toujours ce sourire. Invité de la conférence de presse d’avant-match vendredi, aux côtés d’Hugo Oliveira, Gessime Yassine est revenu longuement sur ces derniers mois, et sur le chemin parcouru depuis son arrivée au Racing en janvier.
Sur la trêve, d’abord, qu’il a passée avec les Lions de l’Atlas. « La sélection, c’est quelque chose d’incroyable, c’est top. C’est toujours une fierté de représenter son pays, a-t-il raconté. On a fait trois bons matchs. On a gagné contre le Gabon, on a gagné contre le Lesotho, et malheureusement on a fait le nul contre le Mali. Mais on a obtenu six points sur les deux matchs de compétition, et ça s’est très bien passé. L’ambiance est top, et revenir au club, retrouver les coéquipiers, c’est encore meilleur. »
« Une aventure incroyable »
L’été, lui, restera gravé. Peu utilisé lors de ses premiers mois en Alsace, l’ailier a disputé la Coupe du monde avec le Maroc, et y a inscrit son premier but en sélection, contre Haïti (4-2), le 24 juin. « L’année dernière, je suis arrivé en janvier, je n’ai pas trop joué. Cet été, j’ai fait la Coupe du monde, c’était une aventure incroyable, se souvient-il. J’ai mis mon premier but en sélection là-bas, contre Haïti. C’était énorme. Marquer pour le peuple, surtout en Coupe du monde, devant mes proches, ma famille, c’était quelque chose d’incroyable. »
Depuis, il dit s’être mis « dans une sphère » pour rester concentré. « J’essaie de bien travailler tous les jours pour jouer des compétitions comme ça tous les ans, et être au top de ma forme tout le temps. Je suis revenu à Strasbourg avec la confiance. » Sans s’emballer pour autant : « Il faut garder les pieds sur terre, parce que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, une blessure, on ne sait pas. Moi, j’essaie de profiter du moment, tous les jours. »
« J’étais un supporter »
Sa popularité grandit, au Maroc comme à la Meinau, mais il assure ne pas s’en occuper. « J’ai des personnes qui s’occupent de ça pour moi. Je suis footballeur, j’essaie de rester concentré sur le foot. Je ne regarde pas Instagram ou les followers. » Ce qui compte, ce sont les gens : « J’essaie de ne jamais mettre de barrière entre moi et les gens, parce qu’avant, j’étais comme eux. J’étais un supporter. Je regardais les professionnels, prendre des photos avec eux, c’était mon rêve. Et là, je vis mon rêve. »
D’où ce sourire permanent, qu’il relie aussi à un parcours difficile. « Quand c’est dur, je repense à tous ces moments où j’ai souffert pendant ma jeunesse. C’est pour ça que je souris tout le temps, et que je profite de chaque instant. » Et quand 30 000 personnes l’acclament à la Meinau ? « Ça fait plaisir, surtout quand je touche le ballon et que j’entends les gens crier. Quand j’étais petit, j’allais voir les matchs pour que les joueurs me fassent plaisir. Moi, j’essaie de procurer du plaisir aux supporters, et surtout de les rendre fiers. »
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