Sporting à 10 ans, professionnel à 16, Chelsea, puis Strasbourg. Titulaire au milieu depuis deux matchs, Dario Essugo s’est raconté ce vendredi en conférence de presse, avant le déplacement à Rennes.
Dix ans au Sporting
Tout commence dans un petit club de quartier, à Lisbonne. « J’ai commencé à jouer à 7 ans, avec les U8, dans l’équipe la plus proche de chez moi, a raconté le milieu portugais, par la voix de son interprète. J’y ai fait deux ans, puis à 10 ans je suis parti au Sporting, où j’ai fait toute ma formation, pendant dix ans. J’ai aussi été prêté à Chaves et à Las Palmas, avant de rejoindre Chelsea, puis Strasbourg. »
Ses débuts professionnels, il les a faits à 16 ans à peine, avec le club de son enfance. « C’était un rêve devenu réalité, surtout avec l’équipe qui m’a formé, avec laquelle j’ai grandi. En termes d’émotion, c’était très, très fort, parce que j’étais un gamin qui rêvait d’être là. Quand on débute à 16 ans, on se dit que maintenant tout va rouler. Mais on se rend compte assez vite qu’il y a d’autres défis, qu’il y aura des erreurs, et qu’il faut continuer à grandir. C’est peut-être l’une des parties les plus difficiles quand on commence aussi jeune. Mais quand je repense à ces moments-là, je sais que c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. »
Chelsea ? « Un sentiment incroyable. C’est ce que veut chaque joueur : jouer dans les meilleurs clubs du monde, et Chelsea en fait partie. »
L’Angola, enfin
Le Lisboète a des parents angolais. Il a découvert leur pays l’été dernier seulement. « Une bonne partie de ma famille vient de là-bas. J’ai pu y aller pour la première fois l’été dernier, voir mes oncles, mes tantes et beaucoup de cousins. Ce sont des personnes formidables, et j’étais très heureux de vivre cette expérience. » Le football dans la famille ? Pas vraiment : un frère qui a joué, mais dans des divisions inférieures.
Carvalho, Pogba, Kroos…
À son poste, il a grandi les yeux rivés sur un compatriote. « Sur ce rôle de box-to-box, mon idole, c’était William Carvalho. Et puis il y a d’autres joueurs, comme Paul Pogba, Toni Kroos, Casemiro ou Sergio Busquets. »
Buteur à Nice, il sait où il doit encore progresser. « Je pense que je peux marquer davantage. Aujourd’hui, mon positionnement me permet d’être plus proche du but. Un autre axe, c’est d’être encore plus impliqué dans le jeu. J’ai un profil box-to-box : il faut que je coure pour revenir, que je fasse aussi des courses vers l’avant. Et je peux progresser dans les duels, sur tout ce qui est physique. Je suis encore en train d’apprendre. »
Lui qui a été « blessé une bonne partie de la saison dernière » veut surtout jouer : « Je voulais ce challenge ici, pour avoir du temps de jeu. Cette saison, ce qui compte pour moi, c’est de jouer et de prendre du plaisir. »
« Le profil dont on a besoin »
À ses côtés, Hugo Oliveira n’a pas tari d’éloges. « C’est un joueur que je connais depuis longtemps. C’est le profil de joueur dont on a besoin ici à Strasbourg : un jeune joueur avec de la qualité, avec du potentiel pour se développer et arriver au top niveau. Un milieu box-to-box, qui peut jouer à plusieurs postes, polyvalent. Il est arrivé tard, sans préparation, et depuis il a assimilé les idées de l’équipe. Il nous apporte de l’énergie, de bonnes décisions, il travaille beaucoup pour l’équipe. C’est un joueur collectif, un joueur important pour nous. »
Prochain rendez-vous dimanche à 17h15 au Roazhon Park, un stade qui réussit rarement au Racing.
Photo : Alsace Photo Sport
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