Le nouvel ailier du Racing Gessime Yassine a déjà montré certaines qualités samedi au Vélodrome en une petite demi-heure de jeu.
Depuis son arrivée au Racing cet hiver, une question revenait presque systématiquement après chaque rencontre : « mais pourquoi Gessime Yassine ne joue toujours pas ? ». Sur le banc contre Metz, l’ailier marocain a seulement disputé des bouts de match à Lille (4′), contre Paris (2′) et Monaco (7′), avant de rester à nouveau sur le banc au Havre. Une impatience de certains supporters née de l’excellente impression qu’il avait laissée à la Meinau avec Dunkerque en Coupe de France en décembre (2-1). Son recrutement à Strasbourg était d’ailleurs unanime auprès du microcosme strasbourgeois (coéquipiers, staff, supporters…).
Mais à Marseille samedi après-midi, Gessime Yassine a enfin pu se montrer. Il a joué une demi-heure et apporté sa fougue, sa propension à provoquer l’adversaire et à aimer le risque. Constamment tourné vers l’avant, il a été un accélérateur du jeu sur son côté droit, participé dans le bon timing aux transitions de son équipe qui cherchait à revenir au score, et surtout été très volontaire dans le don de soi. S’il a tenté sa chance après avoir fixé la défense, c’est bien sûr la faute obtenue dans la surface qui a érigé Yassine au rang d’entrant décisif (90+4′). Le virevoltant marocain s’est précipité pour jouer le ballon et passer devant Emerson, dont la tentative de dégagement s’est transformée en balayage. « J’ai vu que le ballon était en l’air alors j’ai mis mon pied pour passer devant. J’ai bien joué le coup » a souri le Marocain zone mixte. Une entrée à l’image du joueur forcément appréciée par son entraîneur Gary O’Neil : « Gessime est très jeune, il n’est pas encore prêt pour tout mais il a beaucoup de qualités. Je suis très satisfait de son entrée ». Au point de lui donner davantage de temps de jeu ?








