Alors que Gary O’Neil est pressenti pour succéder à Liam Rosenior sur le banc du Racing Club de Strasbourg, nous avons interrogé Jeanricner Bellegarde, ancien joueur du Racing, qui a côtoyé l’entraîneur anglais à Wolverhampton Wanderers.
Un témoignage précieux, à la fois technique et humain, sur un coach encore peu connu du grand public français.
Un style à adapter à la Ligue 1
Sur le plan tactique, Bellegarde se montre nuancé quant à l’adaptation de Gary O’Neil au championnat français.
« Je ne sais pas encore comment il va s’adapter à la Ligue 1 », explique-t-il d’emblée.
Habitué à un football intense et vertical, O’Neil pourrait toutefois faire évoluer ses principes.
« C’est un coach qui aime presser haut et proposer un jeu direct. Mais sans doute qu’en Ligue 1, il privilégiera davantage la possession et cherchera à lancer des attaques aux bons moments. Ce qui est certain, c’est que c’est un entraîneur qui aime prendre des risques et qui sait s’adapter »
Une capacité d’adaptation que Bellegarde estime indispensable dans un championnat différent de la Premier League, tant sur le plan du rythme que des profils d’adversaires.
Un entraîneur proche de ses joueurs
Au-delà de l’aspect tactique, l’ancien Strasbourgeois insiste surtout sur la dimension humaine du technicien anglais.
« C’est un coach facile à vivre. Je pense que les joueurs vont l’apprécier », confie-t-il.
Selon lui, Gary O’Neil sait instaurer un climat de confiance.
« Il met les joueurs à l’aise. Je ne pense pas qu’il y aura de problème de ce côté-là », ajoute Bellegarde, convaincu que cette approche peut faciliter son intégration dans un vestiaire jeune comme celui du Racing.
L’épisode compliqué à Wolverhampton
Interrogé sur la fin délicate de l’aventure d’O’Neil aux Wolves, Bellegarde apporte un éclairage contextuel.
« Ça s’est mal terminé parce qu’à un moment, on avait une pénurie de joueurs. Beaucoup étaient blessés », rappelle-t-il.
Un facteur déterminant dans un championnat aussi exigeant que la Premier League.
« Quand tu perds des points en Angleterre, la pression arrive très vite. Avec les mauvais résultats, c’était compliqué de remonter la pente », explique-t-il, relativisant ainsi cet échec.
Un regard toujours tourné vers Strasbourg
Aujourd’hui à distance, Jeanricner Bellegarde continue néanmoins de suivre avec attention l’évolution de son ancien club.
« Je continue à suivre le Racing Club de Strasbourg. Il y a eu pas mal de changements », reconnaît-il.
Mais son regard reste bienveillant.
« En tant que joueur, ce que je regarde avant tout, c’est le football. Si les personnes que j’ai côtoyées vont bien, je suis content. »
Il cite notamment Guy Feigenbrugel, Kader Mangane et l’ensemble de ceux avec qui il a travaillé à Strasbourg.
« On voit que sportivement, le club se porte bien. Donc on espère le meilleur », conclut-il.










