C’est avec calme, lucidité et une certaine émotion que Liam Rosenior s’est exprimé en conférence de presse pour évoquer son départ imminent vers Chelsea FC. Un discours mesuré, loin de toute polémique, dans lequel l’entraîneur anglais a tenu à replacer son choix dans une vision à long terme, autant pour lui que pour le Racing Club de Strasbourg.
« Dans la vie, on ne peut rien garantir. On ne sait jamais si ce qui arrive sera bon ou mauvais », a d’abord expliqué Rosenior, conscient des interrogations et des réactions suscitées par son départ. Pour le technicien, le football comme la vie sont faits d’incertitudes : « Des choses extraordinaires peuvent se produire, comme des choses plus difficiles. »
Un timing discuté, mais assumé
L’un des points centraux de son intervention concerne le moment choisi pour ce départ. Un timing que beaucoup jugent imparfait, à l’aube d’une nouvelle phase du projet strasbourgeois. « Pour le club, on peut regarder la situation aujourd’hui et se dire que le timing n’est pas idéal », reconnaît-il sans détour.
Mais Rosenior insiste : son déplacement récent n’avait rien d’un abandon précipité. « J’ai voyagé hier avec Marc Keller et David Weir, pas seulement pour discuter Chelsea, mais aussi pour aider le Racing à avancer et à réussir. »
Une vision tournée vers l’avenir du Racing
Face aux critiques, l’entraîneur préfère se projeter. « À l’instant T, je sais que certains diront que le moment est mal choisi. Mais ce qui me rendrait heureux, c’est que dans six mois, tout le monde puisse se dire que mon départ — et l’arrivée de la personne qui me succédera, et dont je sais qu’elle sera d’un très, très haut niveau — auront permis de faire progresser le club et de le rendre encore plus performant. »
Pour Rosenior, ce qui apparaît aujourd’hui comme une fragilisation pourrait bien devenir un accélérateur. « Sur le moment, on dit que le timing est mauvais, mais en réalité, cela pourrait être la meilleure chose pour tout le monde. Et c’est vraiment ce que je souhaite. »
Des liens qui resteront
Loin d’un départ brutal ou d’une rupture, Rosenior assure vouloir rester proche du projet strasbourgeois. « Je garderai des liens avec David Weir, avec Marc Keller, avec le futur entraîneur. Si je peux aider d’une quelconque manière, je le ferai. »
Une déclaration qui illustre l’attachement réel du coach anglais au Racing Club de Strasbourg, qu’il souhaite voir grandir sur la durée. « Je veux sincèrement que ce club connaisse le succès pendant de très longues années. »
En quittant Strasbourg pour relever un défi majeur à Chelsea, Liam Rosenior laisse derrière lui un discours apaisé, empreint de respect et de projection. Un message clair : le présent peut inquiéter, mais l’avenir, lui, reste à écrire.








