La décision de BlueCo de nommer Liam Rosenior à la tête de Chelsea FC en cours de saison a suscité de nombreuses réactions à Strasbourg. Pour une partie des supporters du Racing Club de Strasbourg, ce choix est perçu comme un manque de respect envers le club alsacien, Chelsea appartenant au même groupe américain.
Interrogé directement sur ce ressenti, Liam Rosenior a réfuté cette vision.
« Je pense que c’est tout l’inverse »
« Honnêtement, je pense que c’est tout l’inverse », affirme d’emblée le technicien anglais. Pour lui, cette décision ne valorise pas uniquement son travail personnel, mais surtout celui réalisé collectivement à Strasbourg.
« Je crois que cela témoigne d’un immense respect — non pas pour le travail que j’ai accompli, mais pour le travail que le club a réalisé », insiste-t-il.
Rosenior rappelle ensuite le poids et l’attractivité du club londonien sur la scène internationale. « Chelsea est l’un des plus grands clubs du monde. Ils peuvent choisir n’importe quel entraîneur. En dehors du PSG en France, si Chelsea veut un coach, ce coach a probablement envie de prendre le poste. »
« On ne prend pas un entraîneur au hasard »
Face aux critiques évoquant un simple transfert interne facilité par la multipropriété, l’entraîneur se montre ferme : « Je trouve incroyable que certains puissent penser qu’on va simplement prendre l’entraîneur de Strasbourg et le placer à Chelsea pour voir ce que ça donne. »
Selon lui, le choix opéré par BlueCo est loin d’être anodin. « C’est au contraire une décision extrêmement respectueuse », martèle-t-il.
Strasbourg valorisé par ce choix
Rosenior voit dans cette nomination une reconnaissance du travail accompli au Racing, notamment sous la direction de Marc Keller.
« Cela montre le chemin parcouru par Strasbourg en très peu de temps sous l’impulsion de Marc Keller, et cela démontre qu’il y a de l’ambition dans ce club », explique-t-il.
Loin d’un simple mouvement opportuniste, le coach insiste sur la portée de cette décision. « Pour moi, c’est donc une marque de respect immense. Ce n’est pas une petite décision. C’est une décision majeure pour toutes les personnes concernées. »
Un choix lourd de sens pour l’avenir
Conscient de la sensibilité du contexte, Rosenior conclut en se projetant vers l’avenir : « C’est une décision que j’espère voir couronnée de succès à l’avenir. »








