La fracture entre une partie des supporters du Racing Club de Strasbourg et sa direction est désormais assumée. Au cœur des critiques : la vente du club au groupe BlueCo, perçue par certains comme une perte d’indépendance et comme le symbole d’un président qui n’aurait plus la main sur les décisions sportives et stratégiques. Face à cette contestation, Marc Keller a livré une prise de parole dense, directe et empreinte de conviction.
« Si on a réussi ce voyage, c’est parce qu’on était unis »
Marc Keller commence par rappeler le socle de son action depuis quatorze ans.
« Depuis quatorze ans, ce club, on l’a reconstruit de la quatrième division à notre niveau d’aujourd’hui », insiste-t-il, avant de marteler une idée centrale :
« Un club n’est jamais aussi fort que quand tout le monde pousse dans le même sens. »
Pour le président, le succès du Racing repose avant tout sur l’unité :
« Si on a réussi ce voyage, on l’a fait quand on était unis. »
Une ambiance qui s’est dégradée
Sans détour, Keller reconnaît une cassure dans la relation avec une partie du public strasbourgeois.
« Je regrette que l’ambiance de la Meinau ne soit plus celle qui a fait notre force pendant douze ans », confie-t-il, un constat lourd de sens à l’heure où la contestation s’exprime ouvertement dans les tribunes.
Pour autant, il se veut constant dans son approche :
« Je resterai toujours un homme de dialogue. Ma porte est ouverte pour discuter, expliquer. »
Le virage BlueCo assumé
La vente du Racing à BlueCo reste le principal point de crispation. Sur ce sujet, Marc Keller ne recule pas.
« On était arrivés au bout d’une histoire », explique-t-il, évoquant la période précédant le changement d’actionnariat.
« Avec les anciens actionnaires, nous avons décidé, pour le bien du Racing, de lui donner plus de chances d’aller là où je pense que le Racing doit être. »
L’ambition est clairement affichée :
« L’objectif que j’ai pour Strasbourg et pour mon club, c’est de jouer la Coupe d’Europe. »
Un choix réfléchi, selon lui, et assumé :
« C’était un choix sans pression. Je ne le regrette pas. Si on ne l’avait pas fait, on serait aujourd’hui dans une situation bien plus compliquée. »
« Le changement fait peur »
Conscient des inquiétudes, Keller tente de les contextualiser :
« Le changement fait peur. Je peux le comprendre. »
Mais il appelle à dépasser les peurs et les procès d’intention :
« Peut-être qu’on ne fait pas tout parfaitement, mais on essaie de faire le maximum pour que notre club progresse. »
Une influence toujours réelle, selon lui
À ceux qui affirment qu’il n’aurait plus aucun pouvoir depuis l’arrivée des actionnaires américains, Marc Keller répond avec fermeté.
« Je suis fatigué d’entendre qu’on ne décide plus de rien. Il faut arrêter avec ces histoires. »
S’il reconnaît ne plus être l’actionnaire principal, il revendique toujours son rôle central :
« Je ne suis plus l’ultime décideur aujourd’hui, mais je reste le président du club au quotidien. Et il y a très peu de décisions que je ne prends pas. »
« Le Racing appartient à son territoire »
Pour conclure, Keller rappelle sa vision de l’identité du club, au-delà des structures capitalistiques.
« Le Racing appartient à notre territoire. Il appartient aux Alsaciens. »
Une philosophie qu’il affirme partager avec les nouveaux propriétaires :
« Les propriétaires américains sont exactement dans cette philosophie. Ils nous donnent des possibilités d’aller plus haut, sans toucher à l’identité du club. »
Et de conclure par une phrase qui résume sa ligne depuis quatorze ans :
« Ma boussole, c’est que le Racing progresse. Je ne peux pas être plus clair. »











95% des supporters soutiennent Marc Keller et les résultats suivent pour l instant. Aucune raison de douter tant que nous restons bien classé
7 ème c est un bon classement quand tu asdepense plus d argent que le psg ou l OM Rennes Lens qui sont largement devant (130 millions d’euros)