Le départ de Liam Rosenior vers Chelsea FC a provoqué surprise, incompréhension et colère chez une partie des supporters du Racing Club de Strasbourg. Face à cette situation, Marc Keller a pris la parole pour expliquer les circonstances d’un départ qu’il assure ne pas avoir voulu.
« Vous croyez que ça me fait plaisir ? Non », lâche d’emblée le président, visiblement touché par les accusations. « C’était une situation qui n’était ni prévue ni souhaitée par personne au club, dans toutes les parties prenantes. »
Une situation subie, pas choisie
Marc Keller insiste sur un point essentiel : le Racing n’a jamais cherché à se séparer de son entraîneur.
« Notre souhait, c’était de le garder », rappelle-t-il, évoquant même un épisode clé du début de saison. « Il était venu me voir parce qu’il avait reçu des offres d’un club de Ligue des champions. Après discussion avec les propriétaires, on avait décidé au contraire de le prolonger. »
Pour Keller, la relation avec Rosenior reposait sur une confiance réciproque. Mais le football, rappelle-t-il, impose parfois des réalités difficiles. « Je suis dirigeant depuis vingt-cinq ans. Il arrive des choses dans ce métier où il faut s’adapter. »
Le rêve de la Premier League et la famille
Le tournant intervient quelques jours avant le départ officiel. « Liam a demandé à me voir vendredi dernier, puis à Nice. Et là, j’ai senti un entraîneur qui rêvait d’une opportunité en Premier League, qu’il avait refusée plusieurs fois auparavant », explique Keller.
Un autre élément entre en ligne de compte : la dimension personnelle. « En tant qu’homme, j’ai aussi senti quelqu’un qui voulait se rapprocher de sa famille », ajoute-t-il.
À partir de ce moment, la position du président se veut pragmatique. « Ma position est extrêmement claire : il faut s’adapter. »
Une sortie encadrée et anticipée
Marc Keller réfute toute idée de départ précipité ou improvisé. « Je lui ai dit : tu peux commencer des discussions, mais on ne finalisera que lorsque nous aurons travaillé, notamment avec David, pour trouver un entraîneur capable de te remplacer positivement pour le club. »
Un point central pour le président, qui martèle l’objectif constant du Racing : « Aller plus haut. Dans les résultats, dans la qualité de jeu, dans tout ce qu’on veut offrir à notre public alsacien. »
Un cas loin d’être isolé
Face aux accusations liées à la multipropriété et au lien avec Chelsea, Keller élargit le débat. « Évidemment, derrière ce départ, il y a l’esprit de la multipropriété. Mais en réalité, quand vous êtes confronté à un entraîneur qui a des possibilités d’aller en Premier League, que ce soit à Chelsea ou ailleurs, il faut se mettre à table. »
Pour lui, la situation n’a rien d’exceptionnel. « Ça m’est déjà arrivé avec des joueurs sous ma présidence. Quand ils veulent partir, on discute, parfois on les laisse partir. Ça peut arriver partout, y compris avec les entraîneurs. »
Un cap maintenu malgré la tempête
Marc Keller conclut en réaffirmant sa ligne depuis quatorze ans à la tête du Racing : gérer l’imprévu sans perdre de vue l’ambition.
« Ce n’était pas prévu, pas souhaité, mais quand ça arrive, c’est notre métier de s’adapter. Toujours avec le même objectif : faire progresser le Racing. »








