Après le 3-0 encaissé à Rennes dimanche, quatrième défaite d’affilée du Racing, Hugo Oliveira s’est présenté face à la presse. L’entraîneur strasbourgeois ne cherche qu’une issue : la réaction, et le collectif. Sa réaction à chaud, dans son intégralité.
« L’unique solution, c’est la réaction et le travail »
A-t-il déjà parlé à ses joueurs dans le vestiaire ? « L’unique solution, c’est la réaction. La réaction et le travail, c’est l’unique solution. Un mot pour nos supporters qui sont venus ici : fantastique. Nous, comme équipe, on doit rester maîtres de nos émotions. Avant le premier but, c’était un match organisé entre deux équipes, un match tactique. Après le but, il y a eu beaucoup d’émotion, beaucoup d’anxiété, et des erreurs qu’on paie cher dans cette ligue. En seconde période, il y a eu plus d’énergie, mais toujours cette difficulté à prendre les bonnes décisions : créer les conditions pour tirer, pour marquer, rester calmes, jouer avec le ballon, garder le ballon, bouger. Il y avait trop d’émotion. »
« Dans un moment difficile, on a besoin de rester calmes, avec confiance, pour continuer le travail, continuer le processus. C’est très important de comprendre que c’est le processus collectif qui va nous donner la solution. Pas la décision individuelle, pas le “je pense que ma qualité suffit” : la qualité du groupe, la qualité de l’équipe. »
« On défend comme une équipe »
La défense, jeune, n’a-t-elle pas été fébrile ? « La responsabilité est collective. Elle commence par moi, c’est ma responsabilité, mais c’est aussi celle du groupe. On ne défend pas seulement avec les défenseurs, on défend comme une équipe. Quand le moment est défensif, tout le monde doit venir défendre comme une équipe, comme un bloc. L’important, c’est de comprendre que la responsabilité est collective et qu’on a besoin de jouer collectivement, parce que la qualité individuelle n’est pas tout et n’est pas la solution. Quand la difficulté arrive, les jeunes sont pris par l’émotion et l’anxiété. C’est le moment de comprendre que l’unique solution est de rester ensemble et de beaucoup travailler pendant la semaine, pour arriver au match, surtout à l’extérieur, avec un autre calme, une autre capacité collective. »
« La solution n’est pas individuelle, elle est collective »
Que manque-t-il à cette équipe, qui démarre bien ses matchs puis s’écroule après un but ? « Les joueurs travaillent beaucoup. Beaucoup. Je ne peux rien leur reprocher. Mais l’important, c’est le travail collectif. Quand un joueur se dit “je vais aider l’équipe, je vais prendre ma décision, je vais créer une solution individuellement”… non. La solution n’est pas individuelle, elle est collective. Pour prendre des décisions collectives, il faut rester calme, rester dans l’organisation de l’équipe, dans les idées de l’équipe, dans le jeu de passes de l’équipe. On en parle beaucoup, tous les jours. C’est un processus de développement, un processus d’apprentissage. Ce sont les matchs comme celui d’aujourd’hui qui vont nous faire grandir, mais on a besoin d’apprendre à chaque match et de continuer à travailler. »
« À domicile, une émotion différente »
« La semaine prochaine, à domicile, l’émotion sera différente, parce qu’avec nos supporters, on a une autre capacité. Mais pour grandir, il faut jouer avec la même confiance à domicile et à l’extérieur. C’est là qu’on doit arriver. »
Et vous, vous y croyez encore ?
Le Racing est 16e, à la place du barragiste, avec la pire défense de Ligue 1. Auxerre arrive dimanche à la Meinau. Le discours du coach vous convainc ? Dites-le en commentaire, et retrouvez les réactions de Demba Diop et de Filip Jørgensen.
Photo : Alsace Photo Sport











