Vainqueur 2-0 de Strasbourg lors du match aller, Mayence a pris une option sérieuse sur la qualification avant le retour prévu jeudi prochain au Stade de la Meinau. Mais du côté allemand, pas question de s’enflammer. Urs Fischer, lucide et mesuré, a tenu à calmer toute forme d’euphorie après la rencontre.
Car malgré un avantage confortable, l’entraîneur de Mayence refuse de considérer cette double confrontation comme déjà pliée. Interrogé sur un éventuel regret de ne pas avoir inscrit un troisième, voire un quatrième but, Fischer a immédiatement balayé cette idée. Pour lui, même un score plus large n’aurait en rien garanti une qualification.
“Je pense que même avec un 3-0, tout n’était pas encore plié”, a-t-il insisté, rappelant à quel point le football peut être imprévisible. En guise d’exemple, il évoque un scénario récent marquant : “Si vous regardez Bodø/Glimt, qui aurait pu croire que le Sporting puisse réagir de cette manière ? Il y a eu 3-0 à l’aller, et ensuite 4-0 au retour… Il n’y a aucune garantie dans le football.”
Un message clair, presque un avertissement : rien n’est acquis, même avec deux buts d’avance. Si Mayence aurait évidemment aimé corser l’addition, Fischer souligne aussi que son équipe aurait pu encaisser. Un équilibre qui le pousse à relativiser la performance : “Le résultat est très bien tel qu’il est.”
Face à un Racing désormais dos au mur, la prudence allemande contraste avec l’urgence alsacienne. Strasbourg n’aura plus le choix jeudi : il faudra renverser la situation dans un Stade de la Meinau qui s’annonce incandescent.
Mais du côté de Mayence, le discours est déjà prêt. Pas de triomphalisme, pas de relâchement. Juste une certitude martelée par Urs Fischer : “Rien n’est gagné.” Un rappel qui donne le ton d’un match retour où tout reste, malgré les apparences, encore possible.









