Le Racing Club de Strasbourg s’est qualifié la saison dernière pour la Ligue Europa Conférence, au terme d’une campagne mémorable sous les ordres de Liam Rosenior.
Cette saison, si les Alsaciens se montrent à leur avantage dans la compétition européenne de troisième niveau de l’UEFA, leur trajectoire en Ligue 1 reste bien plus irrégulière, et cela commence à peser dans le bilan global.
Dans ce contexte, les deux fenêtres de transferts de 2026 apparaissent comme une vraie opportunité : celle de renforcer l’effectif avec lucidité, d’ajuster les manques identifiés et, surtout, de bâtir sur les fondations déjà installées plutôt que de repartir de zéro à chaque tournant.
Strasbourg a besoin d’un coup de main pour accompagner ses jeunes
Le Racing a parfaitement lancé sa saison avec quatre victoires sur ses cinq premiers matches de Ligue 1. Puis, au fil des semaines, l’élan s’est nettement émoussé : Strasbourg a perdu du terrain, et la fin d’année a ressemblé à une succession de rendez-vous manqués.
Pour autant, l’Europe reste à portée. Une qualification demeure possible, à condition de mettre toutes les chances de son côté et de transformer les intentions en points. Et c’est précisément là que le bât blesse : cette équipe jeune, généreuse, parfois brillante, manque encore d’épaisseur dans les moments où la Ligue 1 demande autre chose que du talent.
Injecter de l’expérience dans l’effectif renforcerait clairement les ambitions, y compris sur la scène continentale. En Europa Conference League, Strasbourg s’est hissé en huitièmes de finale après une phase de groupes traversée sans la moindre défaite. Le parcours nourrit forcément des idées plus hautes, avec en ligne de mire une réussite à la Chelsea, vainqueur de la compétition la saison passée. Dans ce contexte, viser au minimum une place en finale n’a rien d’un slogan : c’est un cap à assumer.
Le problème, c’est que l’équipe « crie » aujourd’hui pour un vrai chef d’orchestre dans les trente derniers mètres. Kendry Páez, attendu comme un déclencheur, n’a pas encore apporté l’étincelle qui manque au Racing dans les matches cadenassés. Strasbourg a besoin d’un profil capable de ralentir, d’accélérer, de choisir juste — bref, d’ordonner le chaos.
Parmi les pistes crédibles, un nom revient avec insistance : Nabil Fekir. Un retour en Ligue 1 de l’ancien Lyonnais aurait du sens. À 32 ans, le milieu offensif évolue actuellement à Al Jazira, aux Émirats arabes unis. Son impact a même, ces derniers mois, contribué à raviver l’intérêt autour des matches du club, notamment du côté des parieurs de la région.
Cet engouement se mesure aussi via des plateformes de comparaison spécialisées comme arabswin.com/fr/, où plusieurs opérateurs proposent des cotes sur les rencontres d’Al Jazira. Et si Fekir ralliait Strasbourg, le Racing deviendrait mécaniquement un choix davantage suivi par une partie du public arabe : notoriété, style, capacité à « faire basculer » un match… le profil coche des cases. Sur le papier, il a encore les armes pour offrir du rendement — sur le terrain comme dans l’imaginaire des parieurs.
Mais l’urgence n’est pas seulement devant. Strasbourg doit aussi anticiper l’après-Andrey Santos. Sans remplaçant naturel, l’entrejeu perd en mordant, en volume et en impact, un défaut qui peut coûter très cher quand la saison entre dans sa zone décisive.
Dans cette optique, Ilaix Moriba (Celta Vigo) mérite d’être surveillé de près. Son apport athlétique et sa capacité à répéter les efforts donneraient une autre densité au milieu strasbourgeois. De quoi mieux tenir le rythme en Ligue 1, viser le top 6, et se donner une vraie chance d’aller au bout en Europa Conference League.
Le mercato d’été 2026, un tournant pour Strasbourg
L’été 2026 ne sera pas un mercato comme les autres pour Strasbourg. Il pourrait même devenir le moment charnière où le club bascule dans une autre dimension : celle d’un effectif capable de tenir la distance, d’enchaîner sur plusieurs tableaux, et de se mêler — vraiment — à la course à la Ligue des champions.
Mais pour viser plus haut, il faudra d’abord combler des départs majeurs. Strasbourg s’apprête notamment à perdre Mamadou Sarr et Emanuel Emegha, annoncés en partance pour Chelsea. Deux absences qui n’ont pas le même poids, mais qui posent la même question : comment remplacer sans casser l’équilibre déjà fragile d’un groupe encore en construction.
Pour la défense, la piste Josh Acheampong a du sens. Le jeune joueur de Chelsea cherche du temps de jeu et un contexte propice pour franchir un cap. Strasbourg ressemble, sur le papier, à la destination idéale : un club formateur, une exposition réelle, et une pression suffisamment forte pour grandir sans être écrasé. Dans ce registre, il ferait un remplaçant crédible de Sarr, avec une marge de progression qui colle à l’ADN du projet.
Le chantier le plus lourd, en revanche, se situe devant. Emegha pourrait laisser un vide plus difficile à combler. L’attaquant néerlandais s’est imposé comme un profil rare : puissant, direct, « tueur » quand le match bascule. Et c’est précisément ce type de joueur qui coûte cher, très cher, dès qu’il s’agit de le remplacer sur le marché.
C’est pourquoi Strasbourg pourrait se tourner vers une option plus stratégique : Evan Ferguson. L’attaquant de Brighton & Hove Albion reste une référence parmi les jeunes buteurs européens, malgré une période freinée par des pépins et des contretemps. Le club alsacien connaît bien le dossier, notamment via des décideurs passés par Brighton. Et dans ce scénario, un prêt en Ligue 1 pourrait servir tout le monde : Strasbourg y gagnerait un avant-centre prêt à relancer la machine, Ferguson y trouverait un cadre pour se reconstruire et retrouver son statut.
Au milieu, un autre besoin apparaît avec netteté : un créateur sur le long terme, un joueur capable de donner une direction au jeu et de stabiliser l’équipe quand la tempête arrive. Dans cette logique, Imran Louza coche beaucoup de cases. Le milieu marocain né en France réalise une saison remarquée en Championship avec Watford. Il a le volume, la qualité de passe, et cette lecture du tempo qui manque souvent aux équipes jeunes lorsqu’elles doivent gérer les temps faibles.
Si Strasbourg parvient à tirer pleinement profit des deux prochaines fenêtres de transferts — en ciblant juste, en remplaçant mieux qu’il ne perd, et en ajoutant une dose d’expérience là où elle manque — l’idée de forcer la porte du top 3 en Ligue 1 ne relèverait plus du fantasme. Ce serait une possibilité réelle, à condition que le mercato d’été 2026 devienne un acte fondateur, pas une simple rustine.







