Six mois après son départ en pleine saison, Liam Rosenior n’a pas oublié la Meinau. Présenté ce mercredi à la presse comme nouvel entraîneur du Paris FC, le technicien anglais est revenu sur son passage en Alsace — et sur la tristesse qui a accompagné son départ pour Chelsea.
Le retour en Ligue 1 de Liam Rosenior s’est officialisé début juillet, mais c’est ce mercredi que l’Anglais s’est présenté face aux journalistes. Et impossible pour lui d’évoquer son nouveau chapitre parisien sans un détour par Strasbourg : l’ancien coach du Racing a confié qu’il avait été triste de quitter le club alsacien en janvier dernier.
Une émotion qui ne surprendra personne à la Meinau. Lors de sa conférence de presse d’adieu, en janvier, Rosenior n’avait pas caché son déchirement, expliquant qu’il partait parce qu’« il y a des offres qu’on ne peut pas refuser », tout en jurant fidélité à l’Alsace :
« J’aimerai Strasbourg pour le reste de ma vie. »
Il faut dire que l’aventure alsacienne reste, à ce jour, la plus belle réussite de sa jeune carrière d’entraîneur. Arrivé en juillet 2024, Rosenior avait emmené le plus jeune effectif des cinq grands championnats à une septième place synonyme d’Europe, avec un jeu léché qui avait séduit bien au-delà de l’Alsace. La suite a été moins douce : parti à Chelsea pour saisir la chance de sa vie — et se rapprocher de ses enfants —, il a été remercié dès le mois d’avril, victime d’une série noire chez les Blues. Lui qui philosophait en quittant l’Alsace, « c’est le business du football », en a fait l’amère expérience. Le Paris FC, ambitieux sous pavillon Arnault, lui offre aujourd’hui une seconde chance en Ligue 1, avec un contrat jusqu’en 2028.
Son passage à Strasbourg continue d’ailleurs de nourrir ses choix. Interrogé sur Ilan Kebbal, qu’il veut absolument conserver à Paris, Rosenior a spontanément convoqué ses souvenirs alsaciens :
« Il m’a impressionné la saison passée quand je l’ai affronté avec Strasbourg. »
Les retrouvailles sont déjà datées. Le Paris FC recevra le Racing le 19 septembre prochain, avant le retour de Rosenior à la Meinau le 6 février 2027. Nul doute que l’accueil du public strasbourgeois — partagé entre la gratitude pour le travail accompli et le souvenir d’un départ en plein hiver — sera l’un des moments forts de la saison.











