La piste Pablo Pagis se referme. Suivi par le Racing depuis plusieurs semaines, l’attaquant de Lorient s’est engagé pour cinq ans avec le Paris FC, selon L’Équipe. Le club de la famille Arnault débourse 15 millions d’euros, plus 1,5 million de bonus.
Le dossier avait pourtant bien démarré côté alsacien. Révélation de la saison à Lorient avec 10 buts et 5 passes décisives en Ligue 1, Pagis avait fait savoir qu’il ne prolongerait pas en Bretagne, et Strasbourg figurait parmi les clubs les mieux placés, aux côtés du Paris FC — quand Lens et Lyon, eux, avaient été refroidis par les exigences du président Loïc Féry. Clin d’œil de l’histoire : le joueur de 23 ans est le fils de Mickaël Pagis, vainqueur de la Coupe de la Ligue avec le Racing en 2005.
C’est finalement la surenchère parisienne qui a fait la différence. Le PFC, qui vient aussi de s’offrir le défenseur Diego Coppola pour 16 millions et d’introniser Liam Rosenior sur son banc, assume une politique de dépenses agressive. Le Racing, lui, n’a pas jugé utile de s’aligner — une discipline qui fait partie de la méthode alsacienne : recruter juste, au bon prix, plutôt que de gagner toutes les enchères.
Pas de quoi s’alarmer côté Meinau : le club garde plusieurs fers au feu sur le plan offensif, à l’image de la piste menant à l’attaquant écossais Robbie Ure (IK Sirius), également suivi par Lyon. Et l’été alsacien a déjà montré que les dossiers prioritaires — d’Oliveira à Ibrahima Ba — ne manquent ni d’ambition ni de cohérence.
Un dossier perdu aux enchères, pas une occasion manquée : le Racing a fixé ses limites, et son mercato continue d’avancer sur ses priorités.











