On en sait plus sur la claque de Jude Bellingham à Valentín Barco après la demi-finale Angleterre-Argentine (1-2). De nouvelles images, relayées par la presse anglaise, éclairent ce qui a mis le feu aux poudres — et le Strasbourgeois n’y tient pas le rôle du simple spectateur.
Comme nous l’écrivions après la rencontre, les circonstances du geste restaient floues. Elles le sont beaucoup moins depuis la diffusion de vidéos prises des tribunes du Mercedes-Benz Stadium. On y voit Barco, resté sur le banc toute la rencontre, sprinter sur la pelouse dès l’égalisation d’Enzo Fernández à la 85e minute — non pas vers ses coéquipiers, mais droit vers les joueurs anglais, pour célébrer au plus près de leurs visages. Le remplaçant argentin file devant Nico O’Reilly avant d’être repoussé par John Stones. Une provocation qui s’ajoutait à un match déjà électrique pour Bellingham, ciblé par l’agressivité argentine toute la soirée, entre un tacle appuyé de Paredes resté impuni et une célébration de Romero sous son nez.
Au coup de sifflet final, la cocotte a explosé : apercevant Barco qui fêtait la qualification à proximité, le joueur du Real Madrid s’est approché et lui a asséné une claque derrière la tête, déclenchant un attroupement que Nicolás Otamendi et James Trafford ont contribué à disperser. Soyons honnêtes : dans l’euphorie d’une remontada, l’exubérance de Barco relève du folklore sud-américain plus que de la faute — mais courir narguer des adversaires effondrés n’était pas l’idée du siècle, et le Strasbourgeois a bien versé sa goutte dans un vase déjà plein.
Reste que la provocation n’excuse pas le geste, et c’est Bellingham qui risque gros : l’incident ayant échappé aux officiels pendant le match, la FIFA peut encore ouvrir une procédure rétroactive sur la base des vidéos. Une amende, voire une suspension qui le priverait de la petite finale contre la France samedi, sont sur la table. Barco, lui, a l’esprit ailleurs : dimanche, il jouera une finale de Coupe du monde.













