Ceux qui ont suivi notre couverture de la demi-finale de Conference League au stade de Vallecas, en mai dernier, n’auront pas besoin qu’on leur fasse un dessin : le stade du Rayo Vallecano tombait en ruine. Ce mardi, la Communauté de Madrid lui a donné raison — et a délogé le club de son enceinte pour des travaux d’urgence.
Nous en avions fait le constat sur place lors du déplacement du Racing : des installations d’un autre temps, une vétusté visible à l’œil nu, un stade de 15 000 places qui semblait tenir par l’habitude plus que par les normes. Trois mois plus tard, un audit commandé par les autorités régionales confirme le tableau de manière accablante : systèmes anti-incendie défaillants, installations électriques non conformes, risque de légionellose dans le circuit d’eau, et un non-respect généralisé des normes de sécurité. Le conseiller régional Mariano de Paco Serrano n’a pas mâché ses mots, évoquant un audit « dévastateur » et des problèmes bien plus graves que ce qu’il imaginait.
La conséquence est immédiate : la Communauté de Madrid a retiré la concession du stade au Rayo — qui, rappelons-le, n’est pas propriétaire de son enceinte — et a placé les installations sous gestion directe. Les travaux doivent débuter immédiatement et pourraient durer entre deux et six mois. Le finaliste de la dernière Conference League ne sait donc pas où il jouera ses premiers matchs à domicile, à moins de trois semaines du coup d’envoi de la Liga.
Une situation ubuesque pour un club qui affrontait le Racing en demi-finale européenne il y a à peine deux mois et demi. Et un rappel, s’il en fallait un, que le football de haut niveau ne peut pas se jouer dans des enceintes qui menacent la sécurité de ceux qui les remplissent.












