L’évidence est devenue officielle. La Fédération française de football a annoncé ce mardi la nomination de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur de l’équipe de France, pour les quatre années à venir. Un champion du monde 1998 succède à un autre, quatorze ans après la prise de fonction de Didier Deschamps.
L’annonce a été faite par le président de la FFF Philippe Diallo, qui a précisé le calendrier : le contrat de « Zizou » prendra effet le 1er août, et il présentera l’ensemble de son staff début septembre — son fidèle adjoint du Real Madrid, David Bettoni, est pressenti pour l’accompagner. Pour la légende aux trois Ligues des champions consécutives sur le banc madrilène, c’est l’aboutissement d’une attente de près de huit ans : Zidane n’a jamais caché que ce poste était le seul qu’il visait, refusant toutes les sollicitations de clubs depuis son départ du Real en 2021.
Ses premiers mots de sélectionneur ont donné le ton de l’homme. Avant même de parler football, Zidane a tenu à adresser ses remerciements aux pompiers qui luttent actuellement contre les incendies en France, et une pensée à toutes les personnes touchées. Il a ensuite rendu hommage à son prédécesseur, félicitant Didier Deschamps pour l’ensemble du travail accompli en quatorze ans à la tête des Bleus.
Ses débuts sont déjà datés : le 25 septembre en Turquie pour lancer la Ligue des nations, puis en Belgique trois jours plus tard, avant une première au Stade de France le 2 octobre face à l’Italie. Avec un cap assumé dès sa présentation : ramener les Bleus, demi-finalistes du Mondial américain, sur le toit du monde en 2030.
Et un petit clin d’œil pour finir, qui parlera à la Meinau : dans le grand chantier qui attend le nouveau sélectionneur, les Strasbourgeois ne manqueront pas de suivre le sort réservé à la génération montante — à commencer par les anciens du Racing Soprema Parc qui frappent à la porte des sélections de jeunes. Un sélectionneur qui aime le beau jeu et les jeunes talents : voilà qui ne devrait déplaire à personne en Alsace.
Huit ans d’attente, quatre ans de mandat, un objectif : Zidane a rendez-vous avec 2030.











