Il s’exprime en français depuis son arrivée, parfois avec difficulté, mais toujours sans interprète. Interrogé ce jeudi sur son apprentissage de la langue, Hugo Oliveira a livré une réponse qui dépasse largement le cadre linguistique.
« J’ai appris le français à l’école. Pour moi, c’est important pour communiquer avec les joueurs, c’est le plus important. Il faut que le joueur comprenne l’idée, la nécessité du match à tous les moments du jeu. »
« Je suis ici en Alsace »
C’est la suite qui retiendra l’attention des supporters. Le technicien portugais explique que la langue lui sert aussi à comprendre le territoire où il vit.
« Mais aussi pour bien m’adapter à la culture du pays. Je suis en France, j’ai besoin de m’adapter et de comprendre les gens. »
Et de préciser, avec une nuance qui ne doit rien au hasard : « Les gens d’Alsace et ceux de Paris sont différents. Et moi, je suis ici en Alsace. »
Une distinction qui rejoint ce qu’il répète depuis son arrivée sur les valeurs qu’il veut voir incarnées par son équipe, celles d’une région faite d’humilité et de travail.
Entrer dans la tête des joueurs
L’entraîneur voit un troisième bénéfice à maîtriser la langue, plus technique celui-là.
« Et aussi pour parler le langage du football avec les joueurs francophones, pour entrer dans leur tête. Quand on parle la même langue qu’eux, c’est plus facile. »
Un enjeu bien réel dans un vestiaire qui compte dix-neuf recrues, dont une majorité d’étrangers.
Le Portugais ne compte d’ailleurs pas s’arrêter là. Interrogé sur les langues qu’il pratique, il a glissé, amusé : « Oui, un petit peu d’italien. Peut-être que la prochaine, ce sera l’allemand. »
Rendez-vous samedi face à Monaco, actuel leader de Ligue 1. Retrouvez également tout ce qu’a dit Hugo Oliveira sur son adversaire.











