Six buts, quatre buteurs différents et un entraîneur qui refuse de parler de talent. Après la victoire à Troyes (6-2), Hugo Oliveira a surtout insisté, en conférence de presse, sur ce qui rend possible une telle soirée. « Il est très important que les joueurs comprennent que l’organisation collective et la mentalité collective, c’est le plus important, avant même la qualité individuelle », a expliqué le coach du Racing. « Du joueur qui commence le match, mais aussi de celui qui entre en cours de match. Ce sont de bonnes rentrées. »
Interrogé sur la confiance offensive du groupe, il a préféré parler de « la puissance de l’équipe ». « Aujourd’hui Sousa, Harder, Amo-Ameyaw. Au dernier match Yassine. » Une manière de rappeler que les buteurs changent, pas la méthode. Et plutôt que de s’enflammer, il fixe déjà le programme : « Rester avec la famille, tranquille, et travailler une semaine entière. Le développement, c’est le plus important pour nous actuellement. »
« Si on peut jouer à onze contre dix, on va le faire »
Le passage le plus intéressant concerne Filip Jørgensen. Sur le quatrième but, c’est le gardien qui lance l’action d’une transversale vers Essugo au milieu de terrain. Une image qui résume la philosophie de l’entraîneur portugais. « Le gardien est un joueur très important. Il peut connecter le jeu, avancer avec le ballon pour créer des possibilités, occuper des positions. Si on peut jouer à onze contre dix, on va le faire. »
Oliveira ne cache pas pour autant la marge de progression de son portier, prêté par Chelsea cet été. « Jørgensen a aussi besoin de développer sa capacité d’interprétation : connaître le moment de partir sur un ballon long, ou de jouer court. Cela se construit entraînement après entraînement. » Une semaine complète de travail avant Monaco, et un gardien qui joue des pieds : le Racing sait déjà sur quoi il va bosser.










