Sixième après trois journées, le Racing n’a pas fait bouger son président. « Je ne parlerai pas de points ni de place, même si c’est évidemment important », a déclaré Marc Keller aux DNA ce lundi. « Nous avons des efforts importants à fournir dans les prochaines semaines pour vraiment créer ce collectif qui doit nous permettre de réaliser une saison passionnante pour les 120 ans du club. »
Le cap, lui, est clairement fixé. Le président décrit trois époques depuis son arrivée en 2012 : le retour du monde amateur, puis l’installation en Ligue 1 « avec des ambitions mesurées », et depuis l’arrivée de BlueCo à l’été 2023, un modèle « où l’on veut lutter pour les places européennes chaque année ». Une ambition qu’il assume malgré les contraintes financières, avec « près de 100 millions d’euros » investis dans les recrues cet été.
« Un entraîneur très pointu, précis »
Les doutes de l’été, entre une préparation ratée et le 0-4 de Marseille, n’ont pas entamé sa confiance. « Je comprends qu’il ait pu y avoir des doutes à l’extérieur. Mais je suis toujours resté très calme et serein parce que je vois le travail fourni à l’intérieur. » Il cite les infrastructures, les féminines, l’académie : « À tous les niveaux du club, on continue à progresser et à investir. »
Sur l’effectif, il refuse de comparer avec la saison passée, mais salue le travail du directeur sportif David Weir et de la cellule de recrutement de Charlie Hutton. « Il y a de la concurrence à tous les postes parce que notre volonté cette année est d’avoir un effectif plus dense. »
Reste Hugo Oliveira, rencontré à Porto en juin avec Weir. Le portrait que dresse Marc Keller est précis : « un entraîneur très pointu, précis, mû par le travail collectif et qui a une grande facilité de communication. Je le vois aussi comme un homme d’une grande humilité. » Une humilité qu’il dit avoir encore perçue dimanche soir dans le vestiaire de Troyes, après la démonstration de son équipe.










