Trois matchs, trois victoires, un seul but encaissé. Monaco se présente samedi à la Meinau (17h15) avec le meilleur bilan possible après trois journées de Ligue 1, et la tête du classement. Le dernier succès en date a été obtenu vendredi soir au Parc des Princes, contre le PSG (2-1). Un résultat qui claque, même s’il faut le relativiser : le club de la capitale a raté son début de saison et n’a toujours pas gagné après trois journées, deux nuls et une défaite, pour une 14e place inhabituelle. Pour le Racing, c’est en tout cas le premier vrai repère de la saison.
Jusqu’ici, les Strasbourgeois ont surtout donné des raisons d’y croire. Après la claque de Marseille (0-4) en ouverture, ils ont enchaîné deux victoires, Lens à la maison (2-1) puis la démonstration de Troyes (6-2). Avec huit buts inscrits, le Racing possède la meilleure attaque du championnat. Les sept buts encaissés font moins peur qu’il n’y paraît : quatre datent du Vélodrome, avec un effectif encore incomplet et plusieurs joueurs la tête au mercato. Et avec un Racing qui avait joué sans attaquant ! Depuis, l’équipe s’est stabilisée, trois buts concédés en deux matchs, et c’est cette version-là que Monaco va tester. Face à Lens et Troyes, l’équipe d’Hugo Oliveira a pu se permettre d’ouvrir le jeu. Contre une défense qui n’a cédé qu’une fois depuis le mois d’août, chaque ballon perdu risque de coûter plus cher.
Deux dynamiques, un seul match
Le contraste est net sur le papier. Monaco marque peu mais ne prend rien, cinq buts pour un seul encaissé ! Le Racing marque beaucoup et continue de construire sa route. Les Monégasques ont montré au Parc qu’ils savaient tenir un match à l’extérieur contre une équipe qui a le ballon, ce qui devrait être le cas de Strasbourg samedi. Mais ce PSG-là n’était pas celui des grandes soirées, et la Meinau, avec l’ambiance de la soirée de Lens, ne sera pas forcément un terrain plus simple.
Une victoire ferait revenir Strasbourg à hauteur du leader. Un revers ne changerait rien à la trajectoire d’une équipe qui a déjà montré, à Troyes, où elle pouvait aller. Mais après trois journées, on saura enfin ce que vaut ce Racing contre l’équipe en forme du moment.











