Deux victoires de rang, une dynamique enfin lancée, et un entraîneur qui refuse de s’enflammer. Interrogé vendredi sur l’état d’esprit à adopter après les succès face à Lens et à Troyes, Hugo Oliveira a immédiatement calmé l’enthousiasme.
« C’est très dangereux de penser qu’en ce moment, nous sommes au même niveau que les meilleures équipes de Ligue 1. Ce n’est pas vrai. »
« Il faut être rationnel »
Le technicien portugais assume ce rôle de garde-fou. « On a besoin d’être rationnel, c’est très important », insiste-t-il, empruntant même une expression anglaise pour se décrire comme celui qui garde la tête froide quand tout le monde s’emballe.
Il détaille ensuite ce qui sépare encore son groupe du haut de tableau. « Il y a des équipes très bonnes, avec une bonne organisation, de la maturité, de l’expérience. Nous avons beaucoup de jeunes avec de l’ambition et de la compétitivité, mais le processus a toujours besoin de travail pour se développer. »
Sa conclusion tient en trois mots qui reviennent comme un refrain : « Rationalité, humilité et capacité de travail. »
La victoire à Troyes n’était pas parfaite
Même sur le succès du week-end dernier, l’entraîneur refuse la complaisance. « Un match dont le résultat a été positif pour nous, mais qui n’a pas été parfait. »
Il retient surtout le travail de la semaine. « Beaucoup de moments pour apprendre, pour analyser le match contre Troyes et pour développer le processus. »
Et de rappeler une réalité que l’on oublie vite : plusieurs de ses joueurs viennent tout juste d’arriver. « Avec des joueurs qui ne sont ici avec nous que depuis deux semaines. »
« On est loin d’où on a besoin d’arriver »
C’est peut-être la phrase qui résume le mieux son état d’esprit. Interrogé sur la qualité de jeu déjà entrevue contre Lens puis Troyes, Oliveira n’a pas caché sa satisfaction, sans jamais lâcher sa ligne.
« Ça ne me surprend pas, je vois les entraînements, même pendant la préparation. C’est un processus de développement, d’apprentissage, d’engagement. » Avant d’ajouter aussitôt : « On est loin d’où on a besoin d’arriver. »
Un discours parfaitement constant. Après la déroute du Vélodrome, il expliquait déjà devoir être « la personne la plus rationnelle de la maison ». Trois semaines et deux victoires plus tard, rien n’a changé.
Rendez-vous samedi face à Monaco. Tous les mouvements de l’été sont à retrouver dans notre bilan du mercato.











