Deux jours avant la réception de Monaco, la Fédération des Supporters du Racing Club de Strasbourg (FSRCS) a rendu publique, ce jeudi, une lettre ouverte adressée à Catherine Trautmann, maire de Strasbourg et présidente de l’Eurométropole. Le courrier, publié sur la page Facebook de la Fédération et cosigné par les UB90, le KCB et la Pariser Section, soit quatre associations qui disent représenter plus de 2 000 membres, a pour objet une « demande de médiation sur la situation du Racing Club de Strasbourg ».
Les signataires s’appuient sur deux arguments. Le premier est financier : la Ville et l’Eurométropole ont financé « l’essentiel de la rénovation du stade de la Meinau », à hauteur de 160 millions d’euros d’argent public selon la lettre, ce qui fonderait « la légitimité » des collectivités à intervenir sur la gouvernance du club. Le second est juridique : la loi sur l’organisation, la gestion et le financement du sport professionnel, adoptée par le Parlement le 23 juillet, ouvre selon eux un droit de saisine des instances de contrôle aux associations de supporters comme aux collectivités dans le cadre d’un rachat de club.
Trois demandes et un rendez-vous
La Fédération et ses cosignataires formulent trois demandes. Une médiation personnelle de la maire auprès de Behdad Eghbali, dirigeant de Clearlake Capital, qu’elle présente comme « unique décisionnaire du club », afin d’obtenir « une prise de parole publique sur ses intentions et sa stratégie pour le Racing ». La levée de l’interdiction, dans le stade, des visuels réclamant le départ de l’actionnaire BlueCo, une mesure qu’elle juge contraire à « l’usage des stades européens ». Et un engagement de la collectivité à saisir les instances de contrôle du football « si vous estimez que la situation du club l’exige ».
Le courrier se termine par une demande de rendez-vous pour présenter le dossier « de vive voix ». Il intervient alors que le club prépare l’inauguration officielle de la nouvelle Meinau, prévue au printemps 2027 en présence de la maire. Ni la Ville ni le Racing n’avaient réagi publiquement à la lettre jeudi en fin de journée.










