À trois semaines de la fermeture du marché des transferts, Hugo Oliveira a envoyé un signal clair après la défaite concédée à Fribourg. Le technicien portugais assume les manques de son effectif, mais affiche sa confiance dans les renforts à venir. Un message qui s’adresse autant aux supporters qu’à ses dirigeants.
Une promesse en forme d’engagement
Interrogé sur l’état de son groupe, l’entraîneur du Racing n’a pas éludé. Sa réponse tient en deux phrases, dont la répétition dit tout :
« Le mercato est encore ouvert. Nous allons être bien meilleurs, bien meilleurs. »
— Hugo Oliveira, propos recueillis par les DNA
Difficile d’être plus explicite. À quatorze jours du déplacement à Marseille, le coach conditionne ouvertement la progression de son équipe à l’arrivée de nouveaux joueurs — et affirme dans le même temps qu’il ne doute pas de les obtenir.
Ce qu’il réclame précisément
Le diagnostic, il l’avait posé quelques instants plus tôt dans le même échange : il manque de la puissance à cette équipe, et plus précisément « dans les deux surfaces ». Celle où l’on défend, celle où l’on marque.
Cette formule recoupe exactement le programme sur lequel travaille la cellule de recrutement : un défenseur central, un latéral et deux attaquants. Quatre postes, dont deux en pointe — le signe que la solitude de Julio Enciso devant, faute de concurrence disponible, est bien identifiée comme le problème numéro un.
Les dossiers en cours
Plusieurs pistes sont déjà activées. En défense centrale, les noms de Karim Sow, le colosse suisse de Lausanne, et de Kojo Oppong, le mondialiste ghanéen de Nice, circulent avec insistance. Dans les cages, Filip Jørgensen est arrivé à Strasbourg mais attend encore le déblocage de sa situation administrative pour pouvoir jouer.
Côté départs, le dégraissage a commencé avec le prêt de Saïdou Sow au FC Nantes, officialisé par le club — une condition posée avant de passer à l’offensive sur les cibles défensives.
« J’analyse le match, pas seulement le résultat »
Cette confiance affichée s’appuie sur une lecture du contenu plutôt que du tableau d’affichage. Oliveira l’a rappelé après Fribourg : il retient le contrôle exercé sur une grande partie de la rencontre, notamment lors du second match face à la meilleure équipe allemande, la possession, les solutions trouvées dans le jeu. Les deux buts encaissés, l’un sur coup de pied arrêté et l’autre en contre-attaque en fin de match, relèvent selon lui d’accidents plutôt que d’une domination adverse.
Il revendique aussi une direction claire : celle d’une équipe plus agressive, et ces oppositions lui ont permis de travailler ce qu’il veut mettre en place.
Trois semaines, montre en main
Reste le calendrier, implacable. Le mercato ferme ses portes le 1er septembre à 20 heures, soit onze jours après la première journée de Ligue 1. Le Racing entamera donc sa saison avec un effectif incomplet — comme la totalité des clubs français cet été, mais avec des manques plus criants que la plupart.
D’ici là, une seule répétition générale : le déplacement à Newcastle, dimanche prochain. Puis le Vélodrome, le vendredi 21 août.
« Nous allons être bien meilleurs. » Il reste trois semaines à la direction du Racing pour donner raison à son entraîneur.











