Le précédent est tout frais. Cette semaine, la commission de discipline de la LFP a infligé deux matchs de suspension ferme et deux avec sursis à Paris Brunner pour sa célébration provocatrice devant le public strasbourgeois, lors de Racing-Monaco (1-1) le 12 septembre à la Meinau. Le directeur général monégasque Thiago Scuro a écopé d’un match avec sursis pour son comportement en fin de rencontre.
Difficile, dès lors, d’imaginer que Liam Rosenior passe entre les gouttes. Une semaine après la scène de la Meinau, l’entraîneur du Paris FC est allé chambrer le parcage strasbourgeois au coup de sifflet final de Paris FC-Racing (2-1), déclenchant une brève échauffourée entre les deux équipes. Les incidents figurent dans un rapport complémentaire du délégué, selon RMC Sport, et la commission de discipline peut donc s’emparer du dossier lors d’une prochaine séance, avec une demande d’explication et une mise en instruction.
Deux dossiers proches, mais pas identiques
La comparaison a ses limites. Brunner est un joueur, Rosenior un entraîneur, et les deux situations n’ont pas le même contexte : l’Anglais a expliqué que sa célébration répondait à des insultes visant sa famille, venues d’une « petite partie » du parcage, chants qui avaient d’ailleurs fait interrompre la rencontre. La commission juge au cas par cas, et son instruction portera aussi sur ce qui a précédé.
Un détail pèsera peut-être dans la balance : à Jean-Bouin, les chants visant l’entraîneur parisien ont duré une dizaine de minutes, et non l’ensemble de la rencontre. Rosenior avait évoqué des insultes subies « pendant 45 minutes », son capitaine Pierre Lees-Melou parlant lui de « deux heures ». La durée réelle de la séquence fait partie de ce que l’instruction aura à établir.
Reste qu’après avoir sanctionné une provocation adressée au public strasbourgeois, l’instance se retrouve face à une scène de même nature, quinze jours plus tard, et visant le même public. Le Racing, lui, n’est pas concerné par les décisions prises pour Racing-Monaco, mais il attend de savoir si les chants de ses supporters à Jean-Bouin feront eux aussi l’objet d’une procédure.








