On avait à peine encaissé le dossier Enciso qu’Ipswich a remis une pièce dans la machine. Selon Santi Aouna (Foot Mercato), le club de Gary O’Neil ne repart pas seulement avec le Paraguayen : il a aussi trouvé un accord avec le Racing pour Abdoul Ouattara. Le joueur, lui, avait déjà dit oui. Ouattara à Ipswich en plus d’Enciso, deux départs vers le même club dans la même soirée : difficile de ne pas sentir un vrai malaise s’installer du côté de la Meinau.
L’essentiel
- Ipswich a trouvé un accord avec le Racing pour Abdoul Ouattara, en plus de Julio Enciso. Source : Santi Aouna / Foot Mercato.
- L’accord du joueur était déjà acquis ; rien n’est encore officiel côté clubs.
- Ouattara, 20 ans, formé au club, polyvalent (arrière droit, milieu, ailier), sous contrat jusqu’en 2029, estimé autour de 15 M€.
- Deuxième départ vers Ipswich (O’Neil), à dix jours de la reprise et alors que le secteur offensif est déjà décimé.
Ouattara à Ipswich : deux dossiers, un seul soir
Reprenons dans l’ordre. En début de soirée, c’est Enciso qu’on annonçait tout proche d’Ipswich. Quelques dizaines de minutes plus tard, Aouna dégainait une seconde exclu : accord trouvé, aussi, pour Ouattara. Le latéral n’attendait plus que le feu vert des deux clubs, et il vient de tomber. Rien d’officiel à cette heure, on le répète, mais l’info est précise, et elle vient d’une source qui ne s’est pas trompée de tout l’été sur ce mercato.
Et Ouattara, ce n’est pas un joueur qu’on brade
C’est peut-être ça, le plus dur à faire passer. Parce qu’on ne parle pas d’un bout de banc. À 20 ans, le gamin débarqué de Côte d’Ivoire à onze ans, formé du côté de Niederschaeffolsheim avant de grimper les échelons de l’académie, incarne exactement le profil que le club adore mettre en avant : un pur produit maison, polyvalent au point de dépanner arrière droit, milieu ou ailier selon les soirs. Sous contrat jusqu’en 2029, estimé autour de 15 millions d’euros, deux buts et deux passes décisives en 43 apparitions la saison passée. Sur le papier, aucune urgence à le vendre. Sauf qu’Ipswich, tout juste promu et visiblement prêt à sortir le chéquier, près de 170 millions déjà dépensés cet été, a manifestement mis ce qu’il fallait.
O’Neil connaît la maison
Il y a un fil rouge dans cette histoire, et il porte un nom : Gary O’Neil. L’entraîneur d’Ipswich est passé par la Meinau, il connaît ces joueurs, il sait exactement où appuyer. Et le scénario en rappelle furieusement un autre. L’hiver dernier, à peine installé à Chelsea, Liam Rosenior s’était empressé de rappeler Mamadou Sarr, alors prêté au Racing, laissant Strasbourg sans l’un de ses défenseurs centraux en plein championnat. Six mois plus tard, rebelote : un ancien du banc alsacien revient se servir dans l’effectif qu’il a lui-même dirigé. À croire que les entraîneurs qui quittent la Meinau repartent avec le catalogue sous le bras.
Et maintenant, l’addition sportive
Là où ça pique vraiment, c’est le calendrier. À dix jours de la reprise, le Racing perd coup sur coup son meilleur attaquant et l’un de ses jeunes cadres les plus polyvalents. Et ce n’est que la dernière couche d’un été déjà lourd : Barco, Emegha et Mike Penders sont partis à Chelsea, et Foot Mercato prévient sans détour qu’Enciso « ne sera probablement pas le dernier ». Devant, c’était déjà tendu avant tout ça — Panichelli en convalescence, Luković blessé, Mara tout juste de retour. Le club cherchait deux attaquants ; à ce rythme, il lui en faudra davantage, et vite, avant le couperet du 1er septembre à 20 heures.
Avant de crier au sabordage…
gardons quand même la tête froide. On connaît le logiciel BlueCo : un modèle de trading, qui achète peu cher, fait grandir et revend au prix fort. Les sommes qui tombent en donnent la mesure, Enciso serait cédé autour de 35 millions selon certains médias, bien au-dessus de ce qu’il valait il y a un an. De quoi offrir au club de vraies munitions pour réinvestir. Il reste trois semaines pour transformer cet argent en recrues. Le hic, c’est que pour l’instant, on voit surtout des joueurs franchir la porte dans l’autre sens.
En attendant l’officiel
Rien n’est signé, ni pour Enciso ni pour Ouattara : on restera prudents tant que le club ou les joueurs ne se seront pas exprimés. Mais quand deux exclusivités tombent le même jour de la même source, vers le même club, difficile de faire comme s’il ne se passait rien. À la Meinau, l’été est encore loin d’être calme, et ce soir, ce ne sont pas les supporters qui vont s’endormir tranquilles.











