Il y a des défaites qui disent quelque chose. Après la déroute du Vélodrome, Hugo Oliveira n’a pas cherché à masquer la réalité, mais il a livré une analyse qui dépasse largement le score.
Le technicien portugais retient d’abord une première période encourageante. Selon lui, le Racing avait le contrôle du match avant la pause. Il raconte même avoir dit à ses joueurs, à la mi-temps, que la seconde période pouvait tourner en leur faveur s’ils gardaient le ballon avec tranquillité pour créer des situations.
Puis tout s’est écroulé. « Quand tu encaisses dès le début de la seconde mi-temps, ça devient très difficile », résume-t-il, avant l’expulsion qui a définitivement scellé la rencontre.
« La technique et la tactique ne suffisent pas »
C’est là que son propos devient intéressant. Pour Oliveira, le football se joue avec la technique et la tactique, mais le facteur décisif est ailleurs : l’intelligence émotionnelle. Dans un stade comme le Vélodrome, avec une pression de ce niveau, c’est la maturité qui fait la différence.
Un journaliste lui a alors rappelé que Gary O’Neil, son prédécesseur, tenait exactement le même discours la saison passée, déplorant déjà trop d’erreurs de jeunesse. Le constat n’a pas surpris le Portugais.
Il l’assume pleinement : il faut travailler la technique et le développement des joueurs, mais aussi et surtout leur maturité émotionnelle. C’est, dit-il, un chantier sur lequel il compte beaucoup insister.
Rester fort psychologiquement
Sa conclusion tient en une idée. Dans ce type de match, dans ce genre d’atmosphère, il faut être fort émotionnellement et psychologiquement. Il n’y a pas de position confortable, seulement du travail à poursuivre.
Le Racing retrouvera son public dès le samedi 29 août à 17h15 face à Lens, mais sans Samir El Mourabet, suspendu. Tous les mouvements de l’été sont à suivre dans notre live mercato.











