Le score final est cruel, mais il ne raconte pas toute la soirée. Battu 4-0 au Vélodrome, le Racing a pourtant tenu une mi-temps pleine face à l’Olympique de Marseille, avant de sombrer complètement après la pause.
Pendant quarante-cinq minutes, les Alsaciens ont tenu leur rang. Sans briller, mais avec un bloc compact et quelques séquences maîtrisées, ils ont rejoint les vestiaires sans avoir encaissé le moindre but dans un stade pourtant bouillant. Hugo Oliveira estimait même que son équipe avait le contrôle du match.
Le rouge d’El Mourabet a tout emporté
Tout a basculé en un quart d’heure. L’ouverture du score marseillaise dès la 46e minute, puis l’expulsion de Samir El Mourabet à l’heure de jeu, alors que le Racing ne courait encore qu’après un but d’écart.
À dix contre onze, mené, face à un adversaire de ce calibre, la marge devient nulle. Les Alsaciens ont encaissé trois buts supplémentaires dans le dernier quart d’heure, dont deux dans les dernières minutes, quand les jambes ne suivaient plus.
Doué est passé complètement à côté
Il y a les circonstances, et il y a les responsabilités individuelles. Celle de Guéla Doué est lourde. Le latéral portait le brassard de capitaine, dans une équipe remaniée où l’expérience manque cruellement. On attendait de lui qu’il tienne la baraque. Il a fait l’inverse.
Les faits sont accablants. Le latéral est impliqué sur trois des quatre buts marseillais, dont un penalty qu’il provoque lui-même. Dépassé sur son côté, en difficulté dans les duels, incapable de calmer le jeu quand tout partait en morceaux, il a livré la prestation la plus faible du onze. La presse ne s’y est pas trompée, lui attribuant les notes les plus sévères de la soirée. Pour un capitaine, dans un match de cette dimension, ça ne pardonne pas.
Le timing interroge d’autant plus qu’il est courtisé par l’Inter Milan et le Borussia Dortmund, et que son avenir se joue dans les prochains jours. Difficile de trouver pire vitrine.
Une équipe qui se découvre encore
Reste le contexte, et il compte. Cette équipe n’existe que depuis quelques jours. Karim Coulibaly a été officialisé la veille du match, Jeyland Mitchell l’avant-veille. Difficile de bâtir des automatismes dans ces conditions.
À cela s’ajoutent les absences. Ben Chilwell et Martial Godo, tous deux blessés, formaient le côté gauche titulaire. Oliveira a dû improviser sur ce flanc, avec des joueurs qui découvraient leur poste ou leurs partenaires.
Ces circonstances expliquent beaucoup, elles n’excusent pas tout. Un 4-0 reste un 4-0, et certains joueurs devront répondre présents dès le samedi 29 août à 17h15, à la Meinau face à Lens. Sans El Mourabet, suspendu. Tous les mouvements de l’été sont à suivre dans notre live mercato.










