Tremblement de terre dans le football français. Le conciliateur du CNOSF a proposé ce vendredi de maintenir l’exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux. Le sextuple champion de France se retrouve condamné au Régional 1, sixième échelon, avec la liquidation judiciaire en ligne de mire.
Le club avait été exclu le 30 juin par la DNCG, faute de garanties suffisantes, décision confirmée en appel à la mi-juillet. Depuis, tout avait pourtant bougé : rachat pour un euro symbolique à Gerard Lopez, arrivée du fonds britannique Sparta Capital, et les fonds réclamés enfin réunis. Ça n’a pas suffi.
Bordeaux ne lâche pas
Dans un communiqué, le club s’étonne d’une telle orientation. Il rappelle avoir placé 10,6 millions d’euros sous séquestre à la Caisse des Dépôts, présenté 10 millions de dollars supplémentaires chez JP Morgan, et pris l’engagement d’honorer 20 millions d’euros de dettes auprès de clubs français et de créanciers régionaux. Privé de compétition, il prévient qu’il ira droit vers la liquidation.
Une précision s’impose quand même. Le club affirme que la décision revient au Comité Exécutif de la FFF. Sauf que l’avis du conciliateur va dans le même sens que celui de la DNCG : le ComEx n’a donc pas besoin de se réunir pour l’entériner. Le seul vrai levier restant, c’est de refuser la proposition de conciliation sous quinze jours, puis d’aller au contentieux. La direction annonce vouloir défendre ses intérêts jusqu’au bout.
En mai dernier, ils étaient encore 26 000 au Matmut Atlantique. Un chiffre qui dit tout de ce que le foot français risque de perdre. De quoi rappeler à tous les supporters, à Strasbourg comme ailleurs, à quel point un club peut être fragile. D’autant plus que le Racing Club de Strasbourg, a également été tout proche de disparaitre en 2011…










