Marquer un but magnifique et le gâcher dans la foulée, c’est possible. Paris Brunner l’a prouvé samedi. L’attaquant de Monaco, auteur d’une frappe en pleine lucarne pour égaliser à la Meinau (1-1), avait aussitôt mimé un égorgement en direction des tribunes strasbourgeoises, un geste qui a fait le tour des réseaux avant même le coup de sifflet final. Il a mis quelques heures à le reconnaître. Dans une story Instagram relayée par 20 Minutes, le joueur a présenté ses excuses.
« Il est important pour moi de préciser que je n’ai voulu manquer de respect à personne », écrit-il. « Je suis désolé s’il a pu blesser certaines personnes. J’ai agi sous le coup de l’émotion, ce geste était maladroit et je n’aurais pas dû le faire. »
« Les supporters ont parlé de ma famille »
Le mea culpa n’était pourtant pas la première version. En zone mixte, juste après le match, Brunner avait plutôt renvoyé la responsabilité vers les tribunes. « Les supporters ont parlé de ma famille, de ma mère, de mon père. Je pouvais les voir. Il y a eu beaucoup d’émotion, surtout après un tir comme celui-là. » Et il ne s’excusait pas vraiment : « Je ne dirais pas que je regrette, mais ce n’est pas le message que j’ai voulu envoyer. Il a été mal compris. Ce que j’ai voulu dire, c’est « quel but, c’est fini ». »
Entre la zone mixte et Instagram, le discours a donc bien changé. Reste à savoir si la commission de discipline de la LFP, qui peut se saisir des images d’un geste non sanctionné sur le terrain, comme on l’expliquait ce dimanche, s’en contentera. Des excuses pèsent dans la balance. Elles n’effacent pas les images.








